Observance du traitement par statine : importance de la gestion des effets secondaires

0

Le défaut d’observance du traitement par statine est un problème fréquent, potentiellement grave et complexe à gérer en pratique quotidienne. Les mécanismes de la non-observance sont multiples. Nous proposons ici de mettre en avant l’importance des effets secondaires, en particulier musculaires, dans la problématique de l’observance.

Non-observance des traitements de la prévention cardiovasculaire

La non-observance des traitements de la prévention cardiovasculaire, en particulier des statines, est un problème fréquent. Le tableau I montre une méta-analyse de l’observance de médicaments de la prévention cardiovasculaire [1].

Celle-ci montre que l’observance est faible et qu’il y a une différence importante entre prévention primaire et secondaire. Elle montre aussi qu’au niveau international il existe peu de différence entre les traitements, sauf pour les bêtabloquants. Les conséquences de la non-observance dans les grands registres montrent que la mortalité est pratiquement doublée en cas de non-observance aux statines [2].

Les différentes études observationnelles montrent des résultats très cohérents. L’étude menée en France à partir de la base de la Sécurité sociale, en particulier, confirme la gravité des conséquences de la non-observance (augmentation de la mortalité de 40 %) [3]. Celle-ci a été très favorisée par l’émission “Fake News” de la chaîne ARTE sur les statines reprise par d’autres médias (l’absence de vérification des sources étant un problème récurent).

L’observance doit être régulièrement évaluée

Des questions de type “Avez-vous une difficulté à prendre régulièrement le traitement ?” sont préférables à une interrogation directe de type “Prenez-vous bien votre traitement ?”. La mesure[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service d’Endocrinologie-métabolisme et Prévention des maladies cardiovasculaires,
Hôpital Pitié-Salpêtrière (APHP) et Institut hospitalo-universitaire cardiométabolique, PARIS.