Nouvelle année, nouveaux traitements, nouvelles pratiques – Partie 2 : les gliflozines

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“Les paradoxes d’aujourd’hui sont les préjugés de demain,
puisque les plus épais et les plus déplaisants préjugés d’aujourd’hui
eurent un instant de nouveauté où la mode leur prêta sa grâce fragile.”
~ Marcel Proust, Les Plaisirs et les Jours (1896)

Ce billet fait suite à celui du mois précédent rendant compte d’une actualité médico-administrative faisant que les cardiologues peuvent désormais prescrire certains traitements dont ils n’avaient pas ou peu l’habitude et qui devraient modifier leur pratique pour plusieurs raisons.

Le billet précédent faisait référence aux anticorps monoclonaux anti-PCSK9 en prévention cardiovasculaire (CV) secondaire. À ce sujet, il est nécessaire d’apporter une correction et une précision à ce qui a été écrit en janvier 2021. La correction concerne le coût des anti-PSCK9 pour lequel j’avais écrit, en me fiant à une source qui se révèle inadaptée, qu’il était compris entre 400 et 420 € par mois. En prenant comme source le prix de vente en pharmacie en date du 12 février 2021, les prix des anti-PSCK9 sont en fait les suivants : pour l’évolocumab, 219,90 € TTC pour 1 stylo à 140 mg, ce qui fait un prix de 439,80 € par mois pour 1 injection tous les 15 jours selon le schéma posologique préconisé, soit 5 277,60 € par an ; pour l’alirocumab, le coût mensuel est de 473,22 € TTC (soit 5 678,64 € par an) pour un conditionnement comprenant 2 stylos à 75 mg ou à 150 mg avec une injection tous les 15 jours, le prix de la seringue de 75 mg étant le même que celui de la seringue de 150 mg.

La précision concerne l’indication de l’évolocumab. S’il peut apparaître logique de retenir qu’elle pourrait concerner la prévention CV secondaire, notamment coronaire au sens large, dans le résumé des caractéristiques du produit il est écrit au chapitre indications “Repatha® est indiqué chez les adultes présentant une maladie CV athéroscléreuse établie (infarctus du myocarde, accident vasculaire cérébral ou artériopathie périphérique)”, et donc il faut retenir que l’indication dans la maladie coronaire n’est valide qu’en cas d’antécédent d’infarctus du myocarde (IDM).

Dans ce billet, nous[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.