Télémédecine et insuffisance cardiaque : une réalité en France

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L’insuffisance cardiaque (IC) chronique constitue un enjeu de santé publique. Atteignant près de 3 % de la population générale avec une incidence et une prévalence en forte croissance, elle représente la première cause d’hospitalisation après 60 ans en France. 80 % de ces patients sont âgés de plus de 65 ans [1-3].

Le pronostic de cette pathologie est sombre [1], avec une mortalité sévère devenue plus péjorative que bon nombre de pathologies cancéreuses. Les réhospitalisations [2, 4, 5] sont de plus en plus fréquentes malgré les recommandations scientifiques et les progrès thérapeutiques. Le coût de la prise en charge est élevé, ces hospitalisations pour insuffisance cardiaque ayant des durées moyennes de séjour supérieures à 13 jours.

L’insuffisance cardiaque représente la moitié des séjours hospitaliers potentiellement évitables avec plus de 150 000 séjours en 2015 et plus de 160 000 séjours en 2017, soit des taux pour 1 000 habitants de 18 ans et plus respectivement de 3,07 % et 3,13 % souligne la CNAM. Ces réhospitalisations ont, pour plus de la moitié des cas, des causes identifiées : non-optimisation de la thérapeutique, isolement social, pas ou peu d’accès aux soins primaires, défaut de prise en charge en éducation thérapeutique et en réadaptation cardiaque [2].

La lutte contre les réhospitalisations a été identifiée comme prioritaire dans les actions proposées pour améliorer la pertinence du parcours de soins de l’insuffisance cardiaque dans le cadre des travaux pilotes menés au titre du plan “Ma santé 2022”, selon le projet de rapport annuel sur les charges et produits de l’Assurance Maladie de 2020.

La cartographie médicale des dépenses montre qu’en 2017 il y avait plus de 670 000 cas d’insuffisance cardiaque dont 152 000 épisodes aigus. En outre, les effectifs des épisodes aigus augmentent de 3,75 % à 4 % par an depuis 2012. La plupart des patients atteints d’insuffisance cardiaque sont âgés (78 ans en moyenne) et polypathologiques. Leur pronostic est sombre avec 14 % de décès parmi les patients[...]

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À propos de l’auteur

Cardiauvergne, DURTOL.