Quoi de neuf en imagerie par IRM et scanner ?

0

IRM cardiovasculaire

1. Insuffisance coronaire

Une étude très importante est parue au cours de l’année écoulée, visant à évaluer deux stratégies de prise en charge pour guider la revascularisation chez le coronarien stable [1]. Les modalités de traitement du patient coronarien stable incluent la réduction des facteurs de risque, une thérapie médicamenteuse optimale guidée par les recommandations, et la revascularisation myocardique pour les patients qui présentent des symptômes persistants et/ou une ischémie documentée.

Chez les patients symptomatiques présentant un angor stable, deux stratégies sont communément utilisées afin d’asseoir le diagnostic et de guider la prise en charge :
– la première consiste à réaliser une coronarographie invasive afin de préciser l’anatomie coronaire et de se baser sur la mesure de la FFR en cas de sténose coronaire pour décider d’une éventuelle revascularisation ;
– la seconde s’appuie sur l’imagerie de perfusion myocardique au cours du stress, notamment avec l’imagerie par résonance magnétique, afin de diagnostiquer et de préciser l’étendue d’une ischémie myocardique (fig. 1).

Le consensus retient que la revascularisation myocardique doit s’appuyer sur la mise en évidence d’une ischémie myocardique, sauf en cas de sténose du tronc commun [2]. Même s’il est établi que l’IRM de perfusion myocardique au cours du stress a une très bonne concordance avec la mesure de la FFR, il manquait des données pour confirmer l’efficacité de l’IRM de stress pour guider la revascularisation par rapport aux méthodes invasives.

En juin 2019 est parue dans le New England Journal of Medicine une étude multicentrique internationale (MR-INFORM) incluant 16 sites en Europe et en Australie, qui compare l’efficacité de la stratégie IRM de stress vs FFR, en suivant les événements cardiovasculaires à 1 an. Les critères d’inclusion sont les suivants : ≥ 18 ans, présentant un angor typique, ≥ 2 facteurs de risque, ou présentant un test d’effort positif. Les critères d’exclusion incluent : contre-indication à l’adénosine, fibrillation auriculaire ou > 20 ESV/min, FEVG < 30 %, NYHA[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos des auteurs

Institut Cardiovasculaire Paris Sud Service d’Imagerie Cardiovasculaire par Résonance Magnétique et Scanner Hôpital Privé Jacques Cartier, MASSY.

IRM Cardiovasculaire – Institut Cardiovasculaire Paris Sud (ICPS), Hôpital Privé Jacques Cartier, Ramsay-Générale de Santé, MASSY.

Service de Cardiologie, CHU Lariboisière, PARIS ; Unité Inserm-UMR 942, PARIS.

IRM Cardiovasculaire – Institut Cardiovasculaire Paris Sud (ICPS), Hôpital Privé Jacques Cartier, Ramsay-Générale de Santé, MASSY.

Laisser un commentaire