DAPA-HF : une histoire exceptionnelle…

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“Sérendipité. Rechercher quelque chose, trouver autre chose et réaliser que 
ce que vous avez trouvé convient mieux à vos besoins que ce que vous pensiez rechercher.”
~ Lawrence Block

La dapagliflozine, un traitement initialement destiné à la prise en charge du diabète de type 2, devient un traitement potentiellement majeur de l’insuffisance cardiaque à fraction d’éjection altérée, permettant d’en augmenter la survie. C’est le résultat principal de l’étude DAPA-HF.

C’est parce que la FDA a demandé qu’à partir de 2008 tous les nouveaux traitements du diabète de type 2 (DT2) soient évalués quant à leur sécurité cardiovasculaire (CV) que nous disposons d’un nouveau traitement majeur de l’insuffisance cardiaque, et ce, sans savoir encore quel est le mécanisme à l’origine d’un bénéfice clinique qui s’exprime par une diminution de la mortalité totale. L’histoire de l’étude DAPA-HF était ainsi inenvisageable par plusieurs aspects.

L’histoire de l’étude DAPA-HF est peu commune

1. Au départ, un quasi-scandale : un possible effet CV délétère de l’abaissement de la glycémie chez les diabétiques

En 2008, la coupe a probablement paru pleine pour la FDA, l’agence d’enregistrement des médicaments aux États-Unis. En effet, de nombreux éléments indiquaient qu’il était possible de diminuer la glycémie des patients ayant un DT2 tout en aggravant leur pronostic CV. Il en était ainsi des résultats de l’étude UGDP ayant montré une augmentation de la mortalité CV sous sulfamide par rapport à un placebo, et ce, dès les années 1960. Un même effet délétère avait été constaté lors du développement du muraglitazar, dans les années 2000, et pourtant[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

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