TAVI en 2018, la révolution est-elle encore en marche ?

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C’est dans le cadre du dernier congrès de la SFCTCV (Société Française de Chirurgie Thoracique et Cardio-Vasculaire) qui s’est déroulé en juin dernier au Grand Palais à Lille que Edwards Lifesciences a organisé un symposium satellite intitulé Améliorer la qualité de vie des patients valvulaires, enjeux et perspectives. Nous vous rapportons dans les lignes qui suivent un compte rendu des communications consacrées au TAVI.

La sténose aortique sévère symptomatique est depuis longtemps une indication reconnue au remplacement de la valve aortique (RVA). Depuis le 16 avril 2002 et l’implantation de la première valve percutanée (TAVI) par le Pr Alain Cribier à Rouen, 350 000 patients ont déjà bénéficié de cette technique dans le monde. Elle consiste en la mise en place, par voie artérielle, d’une bioprothèse en l’impactant sur la valve native, s’affranchissant ainsi de la sternotomie médiane, de la CEC et, le plus souvent, de l’anesthésie générale. Initialement réservée aux patients contre-indiqués à la chirurgie de remplacement valvulaire (étude PARTNER en 2010 [1]), la technique s’est développée rapidement et a été validée chez les patients à haut risque chirurgical puis, plus récemment, chez les patients à risque intermédiaire [2-4].

Screening et apparition d’une Heart Team

Le développement du TAVI a rapidement montré que certains patients considérés trop “fragiles” ne bénéficiaient malheureusement pas de cette technique et étaient traités uniquement “médicalement” malgré un pronostic péjoratif. La valvuloplastie aortique simple permet toutefois, chez certains d’entre eux, “de passer un cap” avant la mise en place d’une nouvelle valve. Ces patients âgés et fragiles nécessitent donc une évaluation clinique spécifique, notamment neuro-gériatrique, pour poser au mieux les indications. Nous savons également que l’imagerie est cruciale pour évaluer la voie d’abord et surtout l’anatomie de la valve et du culot aortique et le scanner est donc devenu l’examen indispensable du screening.

Le bilan de ces patients a donc réuni cardiologues cliniciens, chirurgiens, cardiologues interventionnels, imageurs, anesthésistes et gériatres au sein d’une Heart Team.

Qu’avons-nous appris depuis 10 ans ?

La simplification de la procédure s’est[...]

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À propos de l’auteur

Institut hospitalier Jacques Cartier, MASSY.

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