Pourquoi y a-t-il moins de médicaments nouveaux en cardiologie ?

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“On n’a pas à être sévère avec ce qui décline. On n’en veut pas aux vieux malades d’être vieux et malades, mais le moment venu, avec quel soulagement on s’en éloigne.”

~ Nicolas Bouvier, L’Usage du monde.

Il n’aura pas échappé aux cardiologues que de moins en moins de médicaments nouveaux apparaissent en médecine cardiovasculaire (CV), domaine comprenant aussi la médecine cérébrovasculaire. Pour le cardiologue, les reflets perceptibles de ce déclin peuvent être la diminution de la visite médicale dédiée, la diminution des invitations aux congrès (dont les causes ne sont pas que “réglementaires”) et la diminution du nombre, du volume et/ou de la périodicité des revues de cardiologie françaises. Ces reflets du bénéfice tiré du développement de nouveaux médicaments sont, en fait, connexes et modestes relativement aux vrais enjeux, car le réel bénéfice du développement de nouveaux médicaments est sociétal : avancée des connaissances, besoins thérapeutiques mieux satisfaits et création de valeur pour les entreprises et finalement pour l’ensemble de la société.

Un article récent paru dans une revue de pharmacologie analyse les raisons potentielles de cette diminution du développement des médicaments en cardiologie (Clin Pharmacol Ther, 2017 Apr 5. doi : 10.1002/cpt.691). Cet article, intitulé avec une certaine ironie “Occlusion of the flow of new drugs for cardiovascular disease”, a été rédigé par des membres du Boston Consulting Group (BSC), un cabinet international de conseil en stratégie. Il complète un article sur le même thème paru en 2015 dans une revue[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

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