Insuffisance mitrale et fonction ventriculaire gauche

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Physiopathologie de l’insuffisance mitrale

L’association d’un orifice régurgitant et d’un gradient de pression ventriculo-atrial est responsable de la fuite mitrale. Le volume régurgité est déterminé par la surface de l’orifice régurgitant (SOR), la durée de la régurgitation et le gradient régurgitant ; il est responsable d’une surcharge volumique modifiant les conditions de charge et la fonction VG.

1. Variations de la régurgitation

Dans les IM organiques par prolapsus, la progression de la régurgitation dans le temps est la conséquence de l’aggravation des lésions anatomiques et de l’augmentation de la SOR [1].

Néanmoins, même en l’absence de progression des lésions anatomiques, la SOR peut varier et, avec elle, le volume régurgité (VR), en fonction des variations de la postcharge, des modifications de taille de l’anneau et de celles du volume, de la forme ou de la fonction systolique VG. L’orifice régurgitant diminue avec la réduction de la postcharge ou l’amélioration de la contractilité et augmente avec l’élévation de la postcharge, du volume VG ou la diminution de la FE. Il n’est pas influencé par les variations de la fréquence cardiaque. C’est à ce titre qu’il est dit de l’IM qu’elle “génère l’IM” par la dilatation annulaire et ventriculaire qu’elle induit.

Les modifications de la postcharge font aussi varier le VR par l’intermédiaire des variations du gradient ventriculo-atrial. Ces variations de sévérité des fuites mitrales peuvent donc être observées à moyen ou long terme mais aussi à court terme, notamment dans les
IM fonctionnelles [2, 3], spontanément ou sous l’effet des modifications des conditions de charge induites par les traitements médicamenteux. C’est ainsi que l’effet bénéfique des vasodilatateurs dans[...]

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À propos de l’auteur

Service de Cardiologie, CHU d’AMIENS.

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