Les nouvelles recommandations de la Société Française de Cardiologie sur les tests d’effort (1re partie)

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Le GERS (Groupe Exercice Réadaptation Sport de la Société Française de Cardiologie) a jugé nécessaire d’entreprendre une mise à jour des recommandations concernant la pratique des tests d’effort en cardiologie (les précédentes datent de 1997). Ce document présente deux parties. Une première, acceptée par le conseil d’administration de la Société Française de Cardiologie en janvier 2016, concernant les conditions de sécurité, le local, le matériel et le personnel nécessaire à la réalisation de cet examen. Une seconde concernant l’interprétation, les indications et les contre-indications, actuellement en phase finale de rédaction. Nous traiterons ici uniquement de la première partie.

Ces recommandations sont beaucoup plus précises que celles de 1997. Elles fixent le cadre pour diminuer au maximum le risque de survenue d’une complication grave lors d’une épreuve d’effort (EE). Même si ce risque est exceptionnel, il n’est pas nul. La réalisation d’une EE, quelle que soit son indication, impose donc toujours des conditions techniques et de sécurité optimales.

La structure d’accueil

Si la structure d’accueil ne dispose pas d’une unité de soins intensifs de cardiologie, il faudra alors mettre en place une série de mesures :

  • création d’une salle d’urgence spécifique, équipée du matériel nécessaire à une réanimation cardiaque (scope, défibrillateur, chariot d’urgence, matériel d’intubation et de ventilation), dans l’attente d’un transfert éventuel du patient ;
  • assurer l’accès des patients, dont l’état de santé le nécessite, à une unité spécialisée (unité d’urgence – unité de réanimation – unité de soins intensifs) par voie de convention avec un autre établissement de santé ou groupement de coopération sanitaire possédant une unité de soins intensifs cardiologiques ;
  • un protocole d’intervention et d’évacuation d’urgence doit être établi avec le SMUR ou le SAMU et connu du personnel exerçant dans la structure.

La salle d’examen

Elle doit être suffisamment grande pour permettre une circulation aisée autour du patient. Elle doit disposer d’un téléphone, d’une source d’oxygène, d’un système d’aspiration des mucosités prêt à l’emploi, d’un chariot d’urgence avec un défibrillateur et du matériel destiné à protéger le personnel des expositions au sang et autres liquides biologiques.

Le[...]

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PARIS.

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