Tako-Tsubo : rôle du stress aigu dans son déclenchement et ses récidives

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La cardiomyopathie de Tako-Tsubo mime le plus souvent un syndrome coronaire aigu et un stress est souvent retrouvé, mais n’est pas systématique. Elle est maintenant considérée comme une cardiomyopathie [1] et se définit par une sidération myocardique réversible, survenant le plus souvent après un stress [1-4]. Plus de 100 noms ont été proposés, dont les plus fréquemment retrouvés sont l’apical ballooning, le syndrome du cœur brisé et la cardiomyopathie de stress. Cependant, il faut uniformiser ces appellations et ne garder que le nom de cardiomyopathie de Tako-Tsubo [2]. Ce nom vient d’un vase utilisé dans la pêche traditionnelle japonaise. Il se trouve qu’en systole, dans sa forme typique, le ventricule gauche ressemble à ce vase.

Il existe une très forte majorité de femmes (plus de 80 à 90 %) et l’âge moyen est de l’ordre de 70 ans. En Île-de-France, l’incidence de la cardiomyopathie de Tako-Tsubo est estimée à environ 30 nouveaux cas par million d’habitants et par an [5]. Plusieurs hypothèses physiopathologiques ont été décrites, mais actuellement la décharge catécholergique représente la  principale hypothèse physiopathologique [6].

Comment faire le diagnostic de Tako-Tsubo ?

Il convient d’avoir des critères diagnostiques stricts, car le risque est d’appeler cardiomyopathie de Tako-Tsubo tout tableau clinique atypique n’entrant pas dans la case “syndrome coronaire aigu”.

Il existe essentiellement deux types de situation clinique bien différents :

  • prise en charge précoce, qui permettra de poser facilement le diagnostic de cardiomyopathie de Tako-Tsubo ;
  • prise en charge retardée, qui peut engendrer des difficultés majeures pour poser ce diagnostic.

Il est essentiel que le médecin utilise les critères de la Mayo Clinic, qui sont, certes, imparfaits, mais permettent de poser le diagnostic de Tako-Tsubo [3]. Ils nécessitent d’avoir les différents points ci-dessous :

  • Une dysfonction ventriculaire gauche transitoire touchant les portions moyennes (± les portions apicales) du ventricule gauche doit être documentée, idéalement par ventriculographie. Cette dysfonction ventriculaire gauche n’est pas[...]

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À propos de l’auteur

Hôpital Ambroise-Paré, Centre de référence pour les maladies cardiaques héréditaires, Université de Versailles-Saint- Quentin, Pôle V Thorax Vasculaire Digestif Métabolisme, BOULOGNE.

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