Évolution des contre-indications cardiovasculaires au THM depuis la WHI

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Au contraire des études épidémiologiques qui, constamment, étaient en faveur d’une protection cardiovasculaire (CV), l’étude WHI dans sa version initiale de 2002 (ROSSOUW) ne rapportait aucun bénéfice pour le traitement hormonal. Nous ne reviendrons pas sur les détails de cette étude, mais trois points méritent d’être soulignés :

– l’âge moyen trop tardif à l’initiation du traitement, 63 ans, hors de la fenêtre d’intervention ;

– le rôle délétère de l’acétate de médroxyprogestérone (MPA) est maintenant bien établi ;

– des facteurs de risques déjà présents pour un bon nombre de patientes ;

Ces points en font une étude de prévention plutôt primo-secondaire que primaire. Il a fallu attendre 4 ans, la publication des résultats par tranche d’âge, pour qu’une protection CV soit évoquée (HSIA 2006), réconciliant la WHI et les études épidémiologiques. Dans la tranche d’âge 50-59 ans, on observe avec les estrogènes conjugués équins (ECE) administrés seuls, une diminution du risque d’infarctus (IM) ; le résultat n’est toutefois pas significatif, sans doute en raison du trop faible nombre de patientes. Suite à cette observation, la notion de fenêtre d’intervention s’est imposée comme une donnée essentielle pour la compréhension des effets du traitement hormonal sur le risque CV. La voie d’administration cutanée, la plus couramment répandue en France, évitant le premier passage hépatique, pourrait permettre de réduire, voire d’annuler les effets délétères de la voie per os dans certaines situations à risque. Alors y a-t-il encore des contre-indications CV au THM ? Très certainement, mais en ce domaine, les certitudes sont peu nombreuses et les questions très souvent sans réponses.

Peut-on traiter longtemps ?

Nous[...]

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À propos de l’auteur

Cabinet de gynécologie, STRASBOURG.

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