Modalités de la surveillance postopératoire et traitement pharmacologique

0

Surveillance postopératoire

Le traitement des anévrysmes de l’aorte abdominale (AAA) peut se faire selon deux modalités : soit le traitement chirurgical classique, soit le traitement endovasculaire par endoprothèse aortique. Le traitement chirurgical conventionnel consiste en un traitement radical avec une mise à plat de l’anévrysme. A l’inverse, les procédures endovasculaires laissent le sac anévrysmal en place, celui-ci étant simplement exclus par l’endoprothèse. La surveillance postopératoire des AAA sera donc très différente selon le mode de traitement réalisé.

Le traitement endovasculaire diminue la morbi-mortalité opératoire par rapport à la chirurgie conventionnelle, mais il a comme inconvénient la nécessité d’une surveillance à vie du fait du risque de complications qui lui sont propres comme l’apparition d’une endofuite (fig. 1), la migration de l’endoprothèse ou la rupture anévrysmale tardive. Il est classique d’opposer la surveillance relativement simple après chirurgie conventionnelle et celle plus contraignante après endoprothèse aortique. Pour les patients ayant eu une endoprothèse aortique, selon les recommandations de juillet 2009 de la Haute Autorité de Santé, “la surveillance du patient est obligatoire à long terme. En son absence, le traitement ne peut pas être considéré comme complet. Cette surveillance est sous la responsabilité de l’implanteur, selon un calendrier précis, dont le patient aura été informé” [1].

1. Surveillance après chirurgie conventionnelle

La surveillance après chirurgie conventionnelle est considérée comme simple. Elle nécessite une surveillance postopératoire à 1 mois, à 6 mois, puis une surveillance annuelle. Cette surveillance se fait habituellement par un examen clinique et un simple écho-Doppler abdominal qui vérifie la prothèse aortique et les zones anastomotiques. Certains auteurs conseillent néanmoins de réaliser un scanner thoraco-abdominal tous les 5 ans pour dépister d’autres anévrysmes, en particulier au niveau de l’aorte thoracique [2].

Dans les études randomisées EVAR I et DREAM, comparant la chirurgie conventionnelle au traitement endovasculaire des AAA, les complications tardives et les réinterventions après chirurgie[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service de Chirurgie Vasculaire, Hôpital Saint Roch, CHU, Nice.

Laisser un commentaire