Quelle activité physique conseiller en cas de gonarthrose chez un patient diabétique et obèse ?

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Il est clairement établi que la surcharge pondérale et a fortiori l’obésité sont un facteur de risque majeur de développement de gonarthrose [1,2]. Anderson et al. ont calculé que le risque de gonarthrose est majoré de 15 % pour chaque augmentation d’une unité de l’indice de masse corporelle (IMC) [3]. Cependant, il semble également que la perte de poids soit associée à une diminution des conséquences de la gonarthrose [4]. Lorsqu’à l’obésité s’ajoute un diabète de type 2, ce qui n’est pas rare, il faut en tenir compte dans la prise en charge thérapeutique. Les moyens généralement proposés comportent le traitement médical, chirurgical et l’hygiène de vie. Le traitement médicamenteux est généralement basé sur les anti-inflammatoires non stéroïdiens (AINS) qui ne sont pas dénués d’effets secondaires, l’efficacité du traitement chirurgical semble aussi discutée pour la gonarthrose modérée [5]. Dans ces conditions, l’activité physique associée à un changement des habitudes alimentaires semble être une solution afin de limiter la pression importante sur le cartilage, mais également la possible insulino-résistance associée.

Rappel épidémiologique

La prévalence de l’obésité a fortement augmenté dans ces dernières décennies, faisant évoquer une véritable épidémie d’obésité, elle-même définie selon l’OMS par un indice de masse corporelle supérieur à 30 kg/m2. En France, la prévalence du diabète de type 2 est estimée à 2,9 millions traités en 2009, soit 4,4 % de la population (contre 1,6 million, soit 2,6 % en 2000), atteignant 11 % des sujets de plus de 65 ans, et on évalue à 500 000 le nombre de cas méconnus, avec une augmentation actuelle de 3 % par[...]

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À propos de l’auteur

Service de Médecine physique et de réadaptation, Centre Hospitalier Pierre le Damany, LANNION.

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