Les traitements hypo-uricémiants dans la goutte. Indications et cibles thérapeutiques

0

La goutte est l’un des rhumatismes inflammatoires les plus fréquents, et elle a bénéficié ces dernières années d’une meilleure compréhension physiopathologique et de l’apparition de nouvelles thérapies.

Dans cet article, nous évoquerons les principaux traitements de fond hypo-uricémiants et leurs cibles thérapeutiques. Nous n’aborderons pas les traitements de la poussée goutteuse.

La goutte est marquée par une augmentation de prévalence et d’incidence dans les pays industrialisés, et représente le rhumatisme inflammatoire le plus fréquent chez les hommes de plus de 40 ans. Sa prévalence en Europe est d’environ 1,4 % [1, 2]. Ces résultats pourraient être en lien avec l’augmentation de prévalence de l’hypertension et de l’obésité, avec les changements de mode de vie et avec le vieillissement de la population générale [3].

Le traitement de la goutte peut se révéler difficile, du fait des comorbidités associées, en particulier le syndrome métabolique. Ainsi, les patients ont un risque accru de mortalité, principalement du fait des maladies cardiovasculaires associées [4]. Les problèmes d’observance thérapeutique restent importants, et l’éducation du patient joue un rôle majeur dans la prise en charge des patients goutteux [5].

Traitements hypo-uricémiants

Les traitements hypo-uricémiants sont généralement proposés aux patients avec accès récurrents de goutte, tophi, atteinte structurale et lithiases rénales. Le but de ces traitements est de réduire le taux sérique d’urates soit par diminution de la synthèse d’acide urique (inhibiteurs de la xanthine oxydase), soit en augmentant l’excrétion rénale d’acide urique (uricosuriques).

Les recommandations de l’EULAR visent un taux sérique d’urate ≤ 6 mg/dl (≤ 360 µmol/L) ; ce taux reflète un niveau tissulaire inférieur au point de saturation de l’urate de sodium [6].

1. Les inhibiteurs de la xanthine oxydase

L’allopurinol (Zyloric) et le febuxostat (Adenuric) sont les seuls inhibiteurs de la xanthine oxydase disponibles.

>>> L’allopurinol est un analogue de l’hypoxanthine et constitue le traitement hypo-uricémiant le plus largement utilisé. Il est employé comme traitement de première intention. L’allopurinol et son métabolite actif l’oxypurinol empêchent la production[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service de Rhumatologie, CHUV, LAUSANNE, SUISSE.

Laisser un commentaire