Comment ne pas oublier les troncs communs et les tritronculaires ?

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La prise en charge des patients présentant un angor stable est un problème clinique mais également économique. En effet, la Health Survey anglaise a démontré qu’environ 8 % des hommes et 3 % des femmes âgés entre 55 et 64 ans ont un angor ou ont eu un angor, et ces chiffres augmentent à 14 % et 8 % respectivement pour les hommes et les femmes âgés de 65 à 74 ans [1].

Si les essais randomisés indiquent que les patients avec un angor stable ont un bon pronostic avec une mortalité toutes causes de l’ordre de 1,5 % par an, les registres rapportent une mortalité plus élevée. De plus, l’étude Euro Heart Survey qui a porté sur 3 779 patients présentant un angor stable a démontré des différences considérables entre les pays participants dans la prescription des traitements antiangineux, dans les explorations non invasives et/ou invasives, mais également dans le pourcentage de revascularisation par angioplasties percutanées ou pontages aortocoronariens [2].

Ces différences de pratiques reflètent donc l’incertitude dans la prise en charge la plus appropriée de ces patients. Cet article va essayer de répondre à trois questions chez le coronarien stable :

– Quel est le pourcentage de patients avec une lésion du tronc commun et/ou une atteinte tritronculaire ?

– L’ischémie reste-t-elle la cible ?

– Quelles sont les nouvelles recommandations ?

Quel est le pourcentage de patients avec une lésion du tronc commun et/ou une atteinte tritronculaire ?

Les recommandations du NICE (National Institue for Health and Clinical Excellence) ont été publiées en juillet 2011 et, en cas d’angor récent, le NICE met l’accent sur l’importance d’une évaluation clinique pour établir un diagnostic d’angor. En effet, la notion de symptôme est fondamentale et, dans le travail de Daly, publié dans le BMJ en 2006, 3 031 patients ont été inclus sur la base d’un diagnostic clinique d’angor stable de découverte récente, avec un suivi d’un an [3].

A la fin de la période de suivi, 994 patients (33 %) avaient bénéficié d’une confirmation diagnostique par une coronarographie,[...]

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À propos de l’auteur

Service de Cardiologie, Hôpital du Bocage, DIJON.

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