Place des nouveaux traitements antihypertenseurs dans la stratégie thérapeutique

0

L’HTA est à l’origine de plus de 7?millions de décès dans le monde, elle constitue la première cause d’accident vasculaire cérébral. En France, plus de 10?millions de sujets sont hypertendus et l’épidémiologie nous indique que ces sujets restent insuffisamment contrôlés et l’avènement de nouveaux traitements constitue une nécessité pour améliorer la prise en charge de ces patients.

Les inhibiteurs directs de la rénine : une nouvelle classe pharmacologique

L’hyperactivité du système rénine-angiotensine-aldostérone (SRAA) constitue un des mécanismes mis en jeu au cours de l’hypertension artérielle dont le caractère chronique est à l’origine de l’atteinte des organes cibles. Ainsi, on impute à ce mécanisme le remodelage cardiaque (hypertrophie et fibrose cardiaque) mais également la progression d’une néphropathie sous-jacente, l’atteinte des gros vaisseaux ou du tissu cérébral. Ces altérations font, entre autres, le lit de la morbi-mortalité cardiovasculaire associée à l’hypertension artérielle, elles justifient le blocage du SRAA par l’utilisation des classes pharmacologiques utilisées classiquement (bêtabloquant [BB], inhibiteur de l’enzyme de conversion [IEC] ou antagoniste des récepteurs de l’angiotensine 2 [ARA2]).

Dans les 10 dernières années, la recherche expérimentale dans ce domaine a considérablement progressé. Ainsi, un précurseur de l’enzyme rénine, la prorénine, a pu être identifié ; ce peptide constitue un réservoir pour l’enzyme rénine. La découverte d’un récepteur membranaire capable de fixer à la fois la rénine et la prorénine souligne que ces deux peptides ont une activité propre à l’échelon tissulaire. Enfin, la rénine, grâce à ce récepteur, promeut la synthèse au contact des tissus de l’ensemble des constituants du SRAA qui, à leur tour, se fixent sur les différents récepteurs AT1 pour produire les effets attendus sur la plupart des organes cibles de l’HTA [1].

Dans ce contexte, la découverte d’un inhibiteur direct de la rénine constitue une avancée majeure. Il en est de même pour l’aliskiren, tête de série de cette nouvelle classe, pour la prise en charge de l’HTA. Les études dans ce domaine montrent[...]

Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.

Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS

Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales

S'inscrire
Partagez.

À propos de l’auteur

Service de Pharmacologie Clinique Fédération des Services de Cardiologie Faculté de Médecine et CHU, Toulouse.

Laisser un commentaire