- Pourquoi les diurétiques restent-ils indispensables dans l’HTA ?
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Les diurétiques thiazidiques et apparentés occupent une place historique dans le traitement de l’hypertension artérielle (HTA). Introduits dans les années 1950, ils ont profondément transformé la prise en charge de l’HTA et sont progressivement devenus, à partir des années 1980, l’un des piliers du traitement antihypertenseur. L’étude ALLHAT [1], publiée en 2002, a largement contribué à conforter leur place en montrant qu’un traitement fondé sur la chlorthalidone, un thiazide apparenté, permettait d’obtenir des résultats cardiovasculaires au moins comparables à ceux obtenus avec un inhibiteur calcique ou un inhibiteur de l’enzyme de conversion.
Pourtant, les diurétiques thiazidiques ont progressivement été victimes d’un paradoxe thérapeutique : alors même que leur efficacité antihypertensive est solidement établie, leur utilisation est parfois considérée comme moins pertinente chez les patients ayant une maladie rénale chronique (MRC), en particulier lorsque le débit de filtration glomérulaire estimé (DFGe)[...]
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