ECG du sportif : savoir distinguer le normal du pathologique

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L’ECG dans la visite d’absence de contre-indication à la pratique sportive en compétition

Les bienfaits d’une activité physique régulière sont largement démontrés, que ce soit en termes de diminution de la mortalité globale ou cardiovasculaire. Néanmoins, la pratique sportive intense, notamment en compétition, peut exposer un sujet à la survenue d’un accident aigu ou aggraver une pathologie préexistante. Le but de la visite d’absence de contre-indication est de dépister ces pathologies à risque avant la survenue d’un accident. Les principales causes de mort subite non traumatique chez les sportifs étant d’origine cardiovasculaires, un examen particulièrement attentif sur ce plan est nécessaire si l’on veut que cette visite soit efficace.

Les sociétés européenne (ESC) et française de cardiologie (SFC) recommandent la réalisation d’un ECG lors de la visite d’absence de contre-indication à la pratique sportive en compétition [1]. La réalisation d’un ECG est également imposée dans la surveillance médicale des athlètes sur liste de haut niveau français et par un nombre important de fédérations sportives internationales pour leurs athlètes élites ou professionnels [2]. La justification qui sous-tend ces recommandations est que la réalisation d’un bilan comportant un ECG chez des athlètes âgés de 12 à 35 ans a permis de faire chuter la mort subite d’origine 
cardiovasculaire en Vénétie.

Par ailleurs, l’examen clinique réalisé sans ECG est très peu performant pour dépister une pathologie cardiovasculaire à risque de mort subite [3]. En effet, il a été démontré qu’un interrogatoire et un examen clinique seuls ne permettaient de dépister une telle anomalie qu’avec une sensibilité de 12 % versus 88 % s’ils étaient associés à un ECG. Chez ces sportifs,[...]

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À propos de l’auteur

Service de Médecine du sport, CHU Pontchaillou, RENNES.