Quoi de neuf en échographie cardiaque ?

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Infection à COVID-19 et échographie cardiaque

L’année 2020 a été évidemment marquée par l’infection à COVID-19. Le virus responsable de cette infection est le SARS-CoV-2, qui pénètre dans les cellules de l’organisme via le récepteur ACE2, présent au niveau du poumon mais aussi dans le myocarde. Les atteintes cardiovasculaires rapportées en cas d’infection à COVID-19 regroupent des lésions myocardiques, des syndromes coronariens aigus, des insuffisances cardiaques, des troubles du rythme et des complications thromboemboliques veineuses [1].

Les mécanismes des atteintes cardiaques sont multiples : atteinte myocardique directe du SARS-CoV-2 responsable de myocardites virales, atteinte secondaire à l’état d’inflammation systémique, hypoxémie responsable de souffrance myocardique, cardiomyopathie de stress. On note aussi un état prothrombotique ou une coagulopathie pouvant entraîner une embolie pulmonaire, un thrombus intracardiaque et une aggravation de la maladie coronarienne. Les patients avec comorbidité cardiaque ou présentant des facteurs de risque cardiovasculaire sont plus à risque d’être infectés et avec un risque d’infection plus sévère.

L’atteinte cardiaque et le rôle de l’échographie cardiaque dans l’infection à COVID-19 ont fait l’objet de nombreuses publications cette année. Des recommandations de l’American Society of Echocardiography (ASE) et de l’European Association of Cardiovascular Imaging (EACVI) ont été publiées pour préciser les règles de sécurité de réalisation d’une échographie cardiaque transthoracique chez les patients suspects ou confirmés COVID-19. L’échographie cardiaque doit être privilégiée dans les cas où elle peut apporter un réel bénéfice et/ou modifier la prise en charge [2, 3]. Ces recommandations suggèrent de réaliser une échographie cardiaque en cas de douleur thoracique, de dyspnée, de signes d’insuffisance cardiaque, de troubles du rythme, de modifications de l’ECG ou d’élévation des marqueurs cardiaques. L’échographie cardiaque en réanimation est indiquée en cas d’instabilité hémodynamique, de signes de dysfonction ventriculaire droite ou d’hypertension artérielle pulmonaire (HTAP).

Les recommandations de l’Agence régionale de la santé Île-de-France [4] et de la filiale d’imagerie cardiovasculaire[...]

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À propos de l’auteur

Service de Cardiologie Clinique Rhône Durance, Avignon