Quoi de neuf dans l’angor stable ?

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Il y a quelques semaines, le Journal du Dimanche faisait sa une sur l’influence grandissante des femmes dans le domaine politique. Qu’en est-il dans notre spécialité cardiologique, notamment en interventionnel ? Sans parler de discrimination, un éditorial récent [1] soulignait les disparités encore existantes (9 % de femmes), en mettant en avant les expositions aux radiations pour les femmes en âge de procréer, les contraintes familiales et une ségrégation persistante favorisée par la faible représentation féminine dans les grandes sociétés savantes dirigeantes. Pourtant, les enseignants hospitalo-universitaires (pour ceux qui ne délèguent pas encore tous leurs cours à leurs chefs de clinique) ne peuvent que constater une féminisation grandissante, devenue impressionnante chez les étudiants.

Cela ne manquera pas d’accroître les problèmes de démographie médicale, déjà inquiétants, y compris en cardiologie. Peut-être faudra-t-il déléguer certaines explorations (y compris interventionnelles) aux paramédicaux dans l’avenir, comme cela est déjà réalisé dans le non-invasif (échocardiographie) ? Au Congrès européen de Rome, une infirmière diplômée d’État (IDE) a ainsi rapporté récemment son expérience de cathétérisme. Le thème des femmes en cardiologie – mais ici en tant que patientes et non soignantes – reste d’actualité dans la littérature cardiologique ; elles seraient moins bien prises en charge sans que leurs différentes spécificités ne l’expliquent [2-3].

Angioplastie

Les chiffres officiels du GACI (Groupe athérome coronaire et cardiologie interventionnelle) sont de 128 000 angioplasties réalisées en 2015, avec un rapport angioplastie/coronarographie de 46 % ; 80 % des examens sont réalisés par voie radiale et 68 % des angioplasties sont réalisées ad hoc (dans la foulée de la coronarographie). On assiste surtout à une croissance impressionnante du taux de stents actifs : 85,5 % en 2015 et 91,75 % pour les trois premiers trimestres de 2016, selon les chiffres fournis par l’industrie !

Un emballement excessif pour les stents actifs ? La très récente étude norvégienne NORSTENT [4] semble en effet le montrer : 9 013 patients (dont 2 636 pour un angor stable[...]

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À propos de l’auteur

Hôpital Cardiologique du Haut-Lévêque, Pessac.

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