Chirurgie cardiaque : quoi de neuf en 2014 ?

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Ces prédictions de toute évidence ne se concrétisent pas. Les techniques interventionnelles ont en fait trouvé leur place, en complémentarité des techniques chirurgicales, permettant ainsi à des patients qui n’auraient jamais été adressés pour une intervention majeure de bénéficier d’un traitement efficace. Les indications respectives reposent désormais sur les résultats d’études rigoureuses [1-3]. Le niveau d’activité des services de chirurgie cardiaque reste stable. Seules ont changé la typologie des malades et les techniques utilisées.

L’évolution de la chirurgie cardiaque

Les malades confiés au chirurgien sont aujourd’hui plus âgés, présentant des cardiopathies plus avancées, plus souvent valvulaires et insuffisants cardiaques que coronariens, surtout plus souvent porteurs de pathologies associées. Les techniques utilisées ont également changé, tant pour l’anesthésie, avec une attention plus grande portée au contrôle de la douleur post-opératoire, à l’épargne sanguine que pour les techniques chirurgicales elles-mêmes.

Les techniques de chirurgie par les petits orifices trouvent leur place, notamment dans le domaine de la chirurgie de réparation mitrale. La technique de plastie mitrale proposée il y a une dizaine d’années par Hugo Vanermen, comprenant une CEC mise en place par voie percutanée, un clampage aortique par voie transthoracique, un abord de la mitrale par mini thoracotomie droite sous contrôle vidéo-scopique, est désormais utilisée en France, comme à Lyon ou Marseille, de façon routinière, avec les mêmes résultats spectaculaires qu’en Belgique : les suites opératoires sont beaucoup plus simples et plus courtes qu’au décours d’une réparation mitrale après sternotomie, avec une réparation de qualité strictement identique. La technique peut ainsi être considérée aujourd’hui comme le gold standard de la réparation mitrale. Certes, cela impose au chirurgien cardiaque l’effort d’une formation spécifique aux techniques de thoracoscopie, ce qui pour les nouveaux venus dans la spécialité ne devrait pas poser de grand problème.

En revanche, les techniques de chirurgie coronaire à cœur battant n’ont pas connu ces dernières années la progression que l’on pouvait attendre. Moins de 20 % des patients opérés pour pontage aorto-coronaire sont opérés aujourd’hui à cœur battant. On peut s’interroger sur cette adoption difficile d’une technique qui théoriquement[...]

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À propos de l’auteur

Institut de cardiologie, Hôpital de la Pitié-Salpêtrière, ParIS.

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