Rythmologie et stimulation : quoi de neuf ?

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Fibrillation atriale

1. Cardioversion de la FA sous AOD versus AVK

Depuis la mise à jour des recommandations européennes sur la prise en charge de la fibrillation atriale (FA) en 2012, de nombreuses questions se posent sur les nouveaux anticoagulants qu’on appelle maintenant les anticoagulants oraux directs (AOD). Certaines réponses sont fournies par des études post hoc des grands essais publiés sur la non infériorité de ces molécules par rapport à la coumadine. Le principe même de ces études est toujours critiquable. On attendait avec intérêt les résultats d’une étude prospective dans la cardioversion de la FA comparant un AOD et un antivitamine K (AVK). C’est chose faite avec la publication très récente de X-Vert [1]. 1 504 patients ont été randomisés selon un rapport 2/1 soit sous rivaroxaban (20 mg/j ou 15 mg/j si la clairance de la créatinine était comprise entre 30 et 49 mL/min), soit sous une posologie ajustée d’AVK. La cardioversion était possible après un traitement anticoagulant de courte durée (1 à 5 jours) ou après une période plus longue de 3 à 8 semaines. Le critère d’évaluation primaire était un critère composite associant la survenue d’un AVC, d’un AIT, d’une embolie périphérique, d’un infarctus du myocarde ou d’un décès cardiovasculaire.

Un de ces événements est survenu chez 5 des 978 patients sous rivaroxaban (0,51 %) et chez 5 des 492 patients (1,02 %) du groupe AVK [RR : 0,50 ; IC 95 % : 0,15-1,73]. Il n’y a pas de différence significative entre les deux groupes selon que la cardioversion a été précoce ou retardée. La cardioversion a été réalisée dans des délais significativement plus courts dans le groupe rivaroxaban par rapport au groupe AVK en raison des difficultés d’équilibration du traitement sous AVK. Des hémorragies importantes sont survenues chez 6 patients du groupe rivaroxaban (0,6 %) et 4 du groupe AVK (0,8 %) (RR : 0,76 ; IC 95 % : 0,21-2,67). La conclusion de cette étude – dont les auteurs reconnaissent qu’elle[...]

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À propos de l’auteur

Service de Cardiologie et Centre de Référence des Maladies Cardiaques Héréditaires, Hôpital Lariboisière, PARIS.

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