Angor stable : quoi de neuf  ?

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Recommandations ESC sur la prise en charge de la maladie coronaire stable

La publication majeure de ces derniers mois a été sans conteste le texte des recommandations de prise en charge dans l’angor stable, élargi en fait à toutes les manifestations de la maladie coronaire en dehors des décompensations aiguës. La qualité et l’exhaustivité de ces recommandations européennes, rapportées en premier auteur par G. Montalescot [1], ont été saluées unanimement et déjà largement commentées et détaillées ailleurs. Elles reposent sur les données d’une médecine basée sur les preuves, à travers une large documentation (486 références dans la publication princeps), étayées par un addendum téléchargeable également tout aussi volumineux et enrichissant.

La démarche intellectuelle, la planification raisonnée de mise en œuvre des examens complémentaires sont précisées au travers de plusieurs chapitres visant à améliorer les options thérapeutiques et la prise en charge initiale et au long cours de ces patients.

La réflexion première, à la lecture de ces guidelines européennes, est cependant que le fossé entre les bonnes pratiques souhaitées et les réalités de terrain se creusent, tant dans les démarches diagnostiques que dans la prise en charge thérapeutique de la majorité des patients coronariens stables. C’est peut-être ce même constat qui a poussé l’HAS [2] à la publication d’un “Guide parcours de soins appliqué à la maladie coronaire stable”, qui reprend les différentes étapes de ces recommandations européennes. Dans ce guide de parcours de soins, les étapes de la prise en charge sont reprises en y précisant surtout ce qu’il faut éviter (en italiques) :

>>>      évoquer le diagnostic de la maladie coronaire

Réaliser des examens complémentaires sans tenir compte de l’évaluation prétest.

Exclure un angor stable sur la normalité du tracé de l’ECG…

Doser la troponine en ambulatoire (sauf exception…).

Doser l’hémoglobine glyquée pour diagnostiquer un diabète.

Doublonner les examens paracliniques en particulier biologie et radiographie thoracique entre médecin traitant et cardiologue.

>>>      Confirmer le diagnostic de[...]

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À propos de l’auteur

Hôpital Cardiologique du Haut-Lévêque, Pessac.

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