Une unité de syncope en France : dans quelles conditions ?

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La syncope : une problématique quotidienne

La prise en charge de la syncope représente un véritable enjeu de santé publique. En effet, la syncope est un symptôme qui survient fréquemment, représentant 3 à 5 % des consultations aux urgences et 1 à 3 % des hospitalisations [1-3]. Par ailleurs, près de 35 % des patients vont présenter des récidives sur une période de suivi de 3 ans [4, 5].

Ces syncopes récurrentes sont associées à un mauvais statut fonctionnel, avec des répercussions notamment sur l’activité professionnelle : les syncopes vagales fréquentes peuvent par exemple être responsables d’un absentéisme répété, pouvant aller jusqu’à l’incapacité et la perte d’un emploi. Il est également important d’identifier les causes cardiaques de syncope parce qu’il existe des traitements efficaces permettant de réduire le risque de récidive et de décès.

Les patients présentant des syncopes sont souvent hospitalisés et subissent des investigations répétées et onéreuses, beaucoup d’entre elles n’apportant pas le diagnostic définitif [6]. La décision d’hospitaliser un patient doit avoir deux objectifs : le diagnostic et le traitement. Lorsque l’étiologie de la syncope reste inconnue après une évaluation initiale, une stratification du risque peut être utilisée pour décider ou non d’une hospitalisation. Ainsi, la décision d’hospitaliser dépend du pronostic de l’affection sous-jacente et des traitements à proposer. En dehors de ces deux cas, l’évaluation d’une syncope se fera le plus souvent en ambulatoire.

Coordonner l’évaluation : une nécessité

Les hospitalisations à elles seules représentent 74 % des coûts d’évaluation de la syncope [7]. La durée de séjour des admissions pour prise en charge de syncope varie de 5 à 17 jours, ce qui met en évidence la diversité des stratégies et des investigations complémentaires utilisées… Le plus souvent, l’évaluation et le traitement de la syncope sont peu méthodiques et non hiérarchisés [7, 8, 9-11]. Certains auteurs ont évalué -l’impact de l’introduction de protocoles hospitaliers [8, 11]. Ces études ont montré qu’il était possible d’améliorer[...]

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À propos de l’auteur

Département de Rythmologie, Clinique Pasteur, Toulouse.