Les scores pronostiques après une syncope : quels patients hospitaliser ?

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La syncope se définit par une perte de connaissance brutale avec perte du tonus postural liée à un bas débit cérébral, sans prodrome, de durée courte, avec reprise de conscience rapide. Une fois le diagnostic posé, -l’objectif principal de la prise en charge est la stratification du risque, afin d’évaluer en urgence les patients présentant un risque d’événements sévères, tout en limitant les hospitalisations coûteuses et inutiles. En dehors des critères classiques proposés par les guidelines ESC [1], plusieurs scores pronostiques ont été élaborés pour permettre un dépistage rapide des patients nécessitant une évaluation intensive.

Les scores : pour quoi faire ?

La syncope est un symptôme fréquent, sa prévalence est de l’ordre de 30 % dans la population générale [2]. Elle représente 1 à 6 % des consultations médicales et plus de 3 % des admissions en service d’urgence. Aux états-Unis, 30 à 40 % des patients se présentant en service d’urgence pour syncope sont admis en hospitalisation, soit un coût annuel de 2,4 millions selon les données Medicare.

Le pronostic de la syncope va être extrêmement variable en fonction de la cause. Dans la cohorte de Framingham [3], parmi les étiologies retenues, on retrouve dans 9,4 % une origine cardiovasculaire et dans 21 % une cause vasovagale, la syncope restant de cause indéterminée dans 36 % des cas. Les syncopes d’origine cardiovasculaire sont associées à un pronostic péjoratif, alors que les patients souffrant de syncopes d’origine non cardiovasculaire auraient un pronostic proche de celui de la population générale (fig. 1).

Les études pronostiques réalisées sur la syncope aux urgences montrent que les événements surviennent souvent très précocement après la première évaluation, souvent dans les 48 premières heures. Les taux d’événements graves survenant dans les 7 à 31 jours suivant l’admission peuvent varier entre 7 et 23 % selon les études. Devant ces constatations, il semble important de déterminer, lors du premier examen au cabinet ou aux urgences, la gravité potentielle pour l’orientation des patients présentant une syncope.

L’objectif d’une stratification du risque[...]

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À propos de l’auteur

Hôpital Albert-Michallon, CHU GRENOBLE.

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