Cardiologie interventionnelle : quoi de neuf ?

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L’angioplastie : le coup d’arrêt

La Constitution Européenne des Cardiologues Interventionnels et Chirurgiens Cardiaques (Recom-mandations sur la Revascularisation Myocardique) qui doit désormais guider chaque acte de revascularisation est parue [1]. Examinant les noms des auteurs et des “relecteurs”, on s’incline, on ne discute pas et on applique. Le message est clair : il faut sauver le Soldat Chirurgien ! Le moment est venu de faire entendre raison aux cardiologues interventionnels “jusqu’au boutistes” ! Ce n’est pas un coup de frein, c’est un demi-tour !

Un parfum de doute et d’hésitation flotte dans l’air des salles de cathétérisme depuis septembre 2010. Le but est atteint !

Les auteurs ont raison et ils se livrent (pour ceux d’entre eux qui sont angioplasticiens) à une confession publique qui les honore (car ils ont eux-mêmes largement contribué aux évolutions probablement excessives de la stentologie au cours de ces 20 dernières années). Voilà à quoi a mené, non pas la Science, quelle que soit la taille du S initial, mais l’excès des praticiens qui ont trop souvent oublié qu’une artère mammaire interne sur le deuxième segment de l’IVA (et non pas sur les quelques millimètres abandonnés sans métal sur les 3 derniers centimètres de l’IVA distale) assure au patient une longue tranquillité clinique et un gain de survie au moins dans certaines situations anatomiques. La phrase suivante, ancienne certes, est au crédit des auteurs : “Les avancées de la technologie permettent de traiter la presque totalité des situations anatomiques, mais la faisabilité n’est qu’un élément de la décision clinique”.

Se réjouir de ne plus confier de patients aux chirurgiens est une déviance de la technique percutanée qui doit irriter Andreas Gruentzig, de là où il nous regarde, lui qui avait émis comme règle fondamentale dès 1977 que l’angioplastie est une thérapeutique médicochirurgicale.

Toutefois, les auteurs de ces “Tables de la Loi” ont-ils gardé leur indépendance de pensée ? N’avaient-ils pas un objectif a priori ? Ne sont-ils pas allés trop loin ? Affirmer que le stent, et qui plus est le stent pharmaco-actif, ne doit être réservé qu’aux monotronculaires, angineux sévères[...]

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À propos de l’auteur

Fondation du Diaconat, MULHOUSE.

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