Insuffisance Cardiaque

Insuffisance cardiaque
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Après une décennie d’échec des nouveaux traitements de l’insuffisance cardiaque, qui avait fait craindre que nous ayons atteint nos limites dans le traitement de cette maladie dont le pronostic demeure sévère, la décennie 2010 a fait renaître l’espérance grâce à deux études positives, SHIFT avec l’ivabradine et EMPHASIS-HF avec l’éplérénone, dont les résultats complémentaires présentés en 2011 viennent éclairer les mécanismes d’action et les indications. Ces nouveaux résultats devraient aboutir à la publication dès cette année de nouvelles recommandations pour le traitement de l’insuffisance cardiaque systolique.

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Les peptides natriurétiques de type B, marqueurs biologiques facilement accessibles en pratique de ville, possèdent quatre missions au cours de l’insuffisance cardiaque :
– améliorer le diagnostic et, si leur utilisation est intégrée à l’algorithme décisionnel devant une dyspnée aiguë, ils peuvent également être utiles au diagnostic d’insuffisance cardiaque chronique ;
– fixer le pronostic et chez les patients ambulatoires, avec la mesure de la consommation en oxygène, ils représentent un marqueur puissant de prédiction du risque d’événements cardiovasculaires ;
– participer au suivi et tout patient insuffisant cardiaque devrait avoir un dosage de BNP de référence, son suivi permettant d’identifier les patients à risque nécessitant de réviser la stratégie thérapeutique ;
– aider à une optimisation du traitement, en incitant à modifier les doses des médicaments à visée neurohormonale si elles ne sont pas aux posologies cibles recommandées et en participant à l’ajustement des doses de diurétiques.
Ainsi, à condition d’être confrontés à la clinique et de garder à l’esprit leurs limites, ils constituent un guide utile dans la prise en charge des patients insuffisants cardiaques.

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L’Extracorporeal Life Support (ECLS) et l’Extracorporeal Membrane Oxygenation (ECMO) sont des techniques d’assistance mécanique de la circulation qui permettent respectivement une suppléance cardiorespiratoire ou respiratoire pour des durées de plusieurs jours à plusieurs semaines.
Le développement d’unités mobiles d’assistance circulatoire (UMAC) permet de proposer ces techniques de sauvetage à certains patients hospitalisés dans des centres hospitaliers qui ne disposent pas de chirurgie cardiaque sur place.

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Après un infarctus du myocarde, le remodelage ventriculaire gauche – processus dynamique aboutissant à une dilatation progressive des cavités cardiaques gauches, ventricule et oreillette, associée à une dysfonction ventriculaire gauche – reste un sujet d’actualité dont la fréquence est élevée malgré l’optimisation du traitement, comme l’ont montré les études REVEs dirigées par C. Bauters.

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Encore un dossier spécial patient âgé, allez-vous dire… Comme je me le suis dit quand l’équipe chargée de la Rédaction de Réalités Cardiologiques m’a contacté pour me faire part de son souhait de consacrer un dossier complet à nos aînés… Or, jamais l’intérêt d’un tel dossier n’a été aussi grand.

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L’insuffisance cardiaque chronique est très fréquente chez les sujets âgés et particulièrement chez les personnes hospitalisées et chez celles qui vivent en institution.
L’hypertension artérielle et l’ischémie myocardique peuvent interagir avec le vieillissement cardiaque et amplifier ainsi la vulnérabilité des sujets âgés vis-à-vis des pathologies cardiovasculaire et de l’insuffisance cardiaque.
Le diagnostic d’insuffisance cardiaque chronique doit être facilement évoqué chez les personnes âgées. Si les symptômes sont parfois atypiques, l’examen clinique soigneux permet d’identifier des signes d’insuffisance cardiaque et d’orienter les diagnostic. Le dosage du BNP aide le diagnostic.
Le traitement de l’ICC systolique est bien codifié. Le traitement de l’insuffisance cardiaque à fonction systolique préservée est basés sur le traitement des facteurs étiologiques et des éventuels symptômes de rétention hydrosodée.

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L’insuffisance cardiaque est une maladie grave, en particulier chez le patient âgé. Contrairement aux idées reçues, sa prise en charge ne repose pas uniquement sur les diurétiques.
L’insuffisance cardiaque aiguë répond à des définitions et des critères objectifs et implique une prise en charge aussi “agressive”, mais encore plus vigilante que chez le patient jeune. Si l’âge ne doit jamais être le prétexte d’un abandon thérapeutique, il faut également veiller à ne pas sombrer dans un acharnement thérapeutique qui ne serait aucunement bénéfique pour le patient.

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L’incidence et la prévalence de l’insuffisance cardiaque augmentent du fait du vieillissement des populations. Ainsi, la prise en charge des insuffisants cardiaques concerne essentiellement aujourd’hui des personnes âgées, fragiles, à haut risque de décès et/ou de réhospitalisations.
Un grand nombre de ces réhospitalisations pourraient être évitées, en particulier lorsqu’elles sont en rapport avec une sortie mal organisée ou un suivi incomplet. Par conséquent, la surveillance clinique et biologique doit être accrue chez le sujet âgé, en particulier lors de la survenue d’un épisode aigu (infection, déshydratation, ajout d’un nouveau traitement, chute…). De même, une évaluation gériatrique est indispensable à la recherche d’éléments de mauvais pronostic comme les troubles cognitifs, l’insuffisance rénale, la dépression, la dénutrition, la perte d’autonomie ou l’isolement social.
Dans ce cadre, le suivi de l’insuffisant cardiaque âgé implique une étroite collaboration entre cardiologues, gériatres, médecins traitants, pharmaciens et personnels paramédicaux.

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L’éducation thérapeutique (ETP) est un élément clef dans notre prise en charge de l’insuffisance cardiaque (IC). C’est une activité de soins associée à un effet thérapeutique indéniable, avec un impact sur la morbidité, voire la mortalité pour certains programmes.
Le patient âgé est exposé à un surrisque d’hospitalisation et de décès et devrait donc être la cible privilégiée de tels programmes d’éducation thérapeutique. En réalité, il n’est est rien et les patients âgés sont bien souvent les oubliés de notre prise en charge. Pourtant, une adaptation de nos programmes d’ETP est souvent assez facile… A nous d’y penser systématiquement lors de leur création ou de leur mise en œuvre.

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