L’insuffisance cardiaque aiguë, bien qu’elle soit un problème majeur de Santé publique, est l’oubliée des dernières recommandations de l’ESC, en l’absence de progrès récents. Or l’année 2012 a été riche de renseignements et d’espoirs, concernant notamment les hospitalisations pour insuffisance cardiaque qui, du fait du mauvais pronostic des décompensations cardiaques qui en sont à l’origine, de leur fréquence élevée et de leur caractère itératif, sont à l’origine d’un double défi. Pour nous médecins, il convient de tout faire pour éviter les poussées d’insuffisance cardiaque aiguë dont la mortalité hospitalière est devenue supérieure à celle de l’infarctus du myocarde, 8 % dans le registre français OFICA. Pour la société, il faut diminuer la fréquence des hospitalisations pour insuffisance cardiaque qui sont d’un poids économique élevé, étant responsables de 70 % des coûts de santé générés par cette maladie.