Billet du mois

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“La rédaction scientifique diffère de la rédaction littéraire.
La culture littéraire et la formation scolaire ont imprégné
la rédaction scientifique : elles lui ont probablement nui.”
In : M. Huguier, H. Maisonneuve et al. La rédaction médicale. Doin 1992.

Que faut-il dire ou écrire : subir une angioplastie coronaire ? Ou plutôt, bénéficier d’une angioplastie coronaire ? Et pour un pontage coronaire ? Et pour une radiographie thoracique ? Que choisiriez-vous ? Ou, quelle expression avez-vous l’habitude d’utiliser ? Et pourquoi l’une plutôt que l’autre ? Voici l’exemple de l’évolution d’un médecin sur ce thème, lors des 25 dernières années.

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Les méta-analyses d’essais thérapeutiques contrôlés sont des synthèses d’essais thérapeutiques. L’augmentation de puissance procurée par ces synthèses permet une quantification plus précise d’un effet thérapeutique d’une façon globale ou dans certains sous-groupes. En termes convenus, elles sont aussi définies comme des revues systématiques quantitatives réalisant une synthèse statistique des résultats chiffrés de plusieurs études ayant répondu à une question identique avec une méthode comparable.

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Lorsqu’on parle de relation thérapeutique entre un médecin et son patient, n’oublions pas que cette expression comporte deux aspects : la thérapeutique et la relation. Et la relation peut avoir des effets, aussi bien thérapeutiques que nocifs. Les médecins, mais aussi les instances de régulation, l’oublient parfois.

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Certains médecins vont être contrits, d’autres déboussolés, d’autres encore vont voir un monde s’écrouler. Enfin, d’autres, dont je fais partie, vont juger que la logique triomphe enfin… Pourquoi ?
Parce qu’en novembre 2013, l’American Heart Association et l’American College of Cardiology ont publié des recommandations pour la prise en charge de “l’hypercholestérolémie” où les cibles de LDL ont disparu et donc où seule compte l’évaluation du risque cardiovasculaire (CV). Vous avez bien lu, il n’y a plus de valeur absolue de LDL à obtenir, finis les 0,70 g/L, les 1 g/L… aussi arbitraires que potentiellement dangereux en l’état actuel des connaissances. Plus encore, en matière de changement assumé, un seul traitement doit être utilisé, les statines, rien que les statines. Fini les fibrates, l’acide nicotinique, les inhibiteurs de l’absorption du cholestérol, seuls comptent les traitements ayant démontré qu’ils apportent un bénéfice clinique. Quelle statine utiliser ? Dans le haut risque, celles qui permettent de diminuer le LDL d’au moins 50 % en valeur relative, dans le risque intermédiaire, celles qui permettent de diminuer le LDL de 30 à 50 % en valeur relative. Le LDL devient donc le marqueur de la dose de statine à utiliser.

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“Être démocrate, ce serait agir en reconnaissant que nous ne vivons jamais dans une société assez démocratique.” – Jacques Derrida

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Le diabète de type 2 est une maladie complexe. En 2013, cette maladie continue de soulever de nombreuses questions sur les modalités optimales de sa prise en charge, et cela, malgré la publication de plusieurs recommandations chaque année dont la synthèse, à première vue, paraît claire pour le praticien : il faut diminuer la glycémie et le niveau de preuve du bénéfice de cette attitude est élevé.

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Ça y est, la Société européenne d’hypertension artérielle (ESH) a présenté à Milan et publié simultanément, le samedi 15 juin 2013, ses nouvelles recommandations pour la prise en charge de l’hypertension artérielle : 72 pages, 735 références bibliographiques.

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La lecture de l’ouvrage qui a voulu faire l’actualité cardiologique du début 2013, La Vérité sur le cholestérol, de Philippe Even, ne peut que rappeler un dialogue récent prophétisant un changement possible. Cette prophétie repose-t-elle sur des bases solides ?

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Quatre, c’est le nombre total de pages des recommandations pour la prise en charge de l’hypertension artérielle (HTA) de l’adulte publiées en janvier 2013 par la Société française d’hypertension artérielle (SFHTA). Bravo pour la concision et la simplicité qui doivent permettre une adoption large de ces recommandations. Mais si la brièveté est de toute évidence utile, suffit-elle ?

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“Ceux qui ont la prétention de tout savoir
n’ont pas souvent le talent de tout comprendre.”
Augusta Amiel-Lapeyre. In : Pensées sauvages (1923).

En octobre et novembre 2012, sont parus chez le même éditeur (Cherche Midi) deux ouvrages dont l’objet principal est le médicament. Le premier s’intitule Guide des 4 000 médicaments utiles, inutiles ou dangereux et a pour auteurs Philippe Even et Bernard Debré, le deuxième a pour titre Médicament : l’état d’urgence, il a été écrit par Christian Lajoux.