RCP412

Le risque cardiovasculaire vu par le gynécologue

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Les maladies cardio-neuro-vasculaires font peser un poids important sur les femmes : 72 078 femmes en sont décédées en 2023, soit près de 200 décès chaque jour, contre 64 161 hommes [1]. Cela correspond à cinq fois plus de décès que les décès liés au cancer du sein la même année. Les femmes sont également concernées à un âge jeune par ces accidents. Depuis 2008, l’incidence du syndrome coronaire aigu augmente de plus de 5 % par an chez les femmes de moins de 65 ans.

Différents facteurs de risque dits “émergents” sont désormais identifiés chez les femmes, au-delà des facteurs de risque partagés avec les hommes tels que le syndrome métabolique, le tabac et l’hérédité. Il s’agit de situations physiologiques spécifiques aux femmes et de leurs complications ou traitements (grossesse, contraception, ménopause), ou de pathologies plus fréquentes chez les femmes, ou qui leur sont spécifiques, pour lesquelles une augmentation du risque cardiovasculaire peut être observée (fig. 1). Ce sont ces situations plus spécifiques aux femmes qui sont discutées dans ce texte [2].

Le risque cardiovasculaire et les pathologies féminines

1. Avancée pubertaire

Compte tenu de l’évolution[...]

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À propos de l’auteur

Service de Gynécologie-Obstétrique et Médecine de la Reproduction, Hôpital Tenon, PARIS. Unité d’endocrinologie, service de gynécologie-obstétrique, hôpital Tenon, Sorbonne Université – APHP, PARIS. Groupe de recherche clinique en endométriose (GRC6) – Centre expert en endométriose (C3E), APHP, PARIS.