L’imagerie cardiovasculaire, longtemps considérée comme l’un des domaines les plus complexes et exigeants de la radiologie, traverse aujourd’hui une phase d’évolution technologique sans précédent. Cette transformation rapide vise à répondre à des besoins cliniques et thérapeutiques toujours plus précis, dans un contexte où le volume d’examens prescrits augmente de manière exponentielle. Cependant, les approches conventionnelles atteignent souvent leurs limites : variabilité inter- et intra-observateur, qualité d’image inconstante, durée prolongée des acquisitions, et charge croissante pour les opérateurs, réduisant parfois leurs valeurs clinique et pronostique réelles. Dans ce paysage en mutation, l’intelligence artificielle (IA), et plus particulièrement les méthodes d’apprentissage profond (deep learning), s’imposent désormais comme des leviers incontournables d’innovation. Leur intégration dans le flux de travail clinique transforme profondément la manière dont les images sont acquises, interprétées et valorisées, ouvrant la voie à une imagerie plus rapide, standardisée et prédictive.
Les dernières avancées présentées lors du congrès de la Société européenne de cardiologie (ESC 2025, Madrid) ont d’ailleurs confirmé cette dynamique : de nouvelles approches multimodales et intégratives, associant échocardiographie, scanner, IRM et imagerie nucléaire, repoussent les frontières de la détection précoce, de la quantification automatisée et de la prédiction du risque personnalisé. Ces innovations, portées par la convergence entre expertise clinique et intelligence artificielle, annoncent une nouvelle ère pour l’imagerie cardiovasculaire, plus précise, plus rapide et centrée sur le patient.
IRM cardiaque
L’IRM cardiaque devient une boussole clinique : des travaux présentés à l’ESC Madrid affinent la sélection pour revasculariser l’ischémie myocardique, clarifient l’intérêt de l’IRM de stress en prévention primaire (notamment chez les patients hypertendus), et proposent un score pronostique simple à partir de la “granularité” du rehaussement tardif (Late Gadolinium Enhancement, LGE) dans la cardiomyopathie hypertrophique. Voici une synthèse de quelques études fortes présentées lors du congrès.
>>> Cardiopathie ischémique : importance de la granularité du[...]
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