D’après la communication de F. Roubille, CHU de Montpellier
Propos retranscrits par intelligence artificielle
À l’occasion des Journées européennes de la Société française de cardiologie (JESFC) 2026, les résultats d’une étude visant à améliorer la couverture vaccinale antipneumococcique chez les patients insuffisants cardiaques ont été présentés. Cette étude partait du constat d’un taux de couverture vaccinale très médiocre en France, puisqu’il y a encore quelques années, on notait seulement environ 3 % de vaccinations contre le pneumocoque dans l’insuffisance cardiaque.
Or, les recommandations de la Société européenne de cardiologie, depuis au moins 2021, préconisent la vaccination contre la grippe et le pneumocoque chez un certain nombre de patients suivis en cardiologie, en particulier chez les patients insuffisants cardiaques, avec un niveau de recommandation de 1. Il existait donc un réel problème de suivi de cette recommandation, même si la France, pays de Pasteur, est supposée être sensibilisée à la potentialité de la vaccination.
L’étude a été menée avec l’Assurance maladie afin d’évaluer s’il était possible d’augmenter le taux de vaccination (endpoint principal de ce travail) et de réduire les éléments cardiaques majeurs.
La méthode est très robuste ; il s’agit d’une randomisation par le biais du médecin traitant, puis de ses patients. Des patients et leur médecin traitant ont reçu ou non un courrier recommandant la vaccination. Ce courrier incitait le patient à aller voir son médecin traitant pour qu’il lui prescrive cette vaccination, et ainsi se faire par la suite vacciner.
Deux groupes ont été construits par randomisation :
– un groupe avec envoi de deux courriers d’invitation à la vaccination, au patient et à son médecin traitant ;
– et un bras contrôle (pas d’envoi de courrier).
Au total, près de 2 000 généralistes et 6 000 patients par bras ont été inclus. Contre toute attente, cette méthode a eu un réel impact. En effet, les résultats ont montré un taux de vaccinations passant de 0 à 35 % dans le groupe actif.
Dans le groupe comparateur, on notait un faible pourcentage de vaccination, ce qui a fait une augmentation x 15 de la probabilité d’être vacciné contre le pneumocoque. Ce résultat est très prometteur. Si l’on regarde la population, médecins généralistes[...]
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