Les athlètes sont capables de performances sportives parfois exceptionnelles. Ils véhiculent l’image de sujets en très bonne santé et à l’hygiène de vie presque parfaite ! La survenue d’un événement majeur, a fortiori une mort subite, lors de la pratique sportive, surtout chez un sujet jeune et performant, est donc un événement déroutant. Il frappe l’opinion publique et interroge les scientifiques.
Des progrès ont été accomplis ces dernières années. Cependant, il faut reconnaître que beaucoup de points restent mystérieux. La recherche doit continuer dans ce domaine. Peut-être faut-il aussi changer notre vision de la physiopathologie de cet événement et notre approche probablement trop cardiocentrée ?
Épidémiologie
La prévalence de la mort subite n’est pas connue précisément. Elle peut varier d’un facteur 100 selon les études [1]. Ces disparités s’expliquent essentiellement par le mode de recueil des événements, rarement exhaustif, et par la définition même de la mort subite à l’effort. En France, tous âges confondus, la prévalence serait de l’ordre de 1 500 événements par an [2] et l’incidence serait de 5,4 morts subites par million de pratiquants et par an [3], avec une large prédominance masculine. Ces chiffres restent toutefois probablement sous-estimés. La population de référence prise pour le calcul varie beaucoup selon la région et les sports pratiqués.
Dans les études plus récentes (non françaises) mais plus standardisées [4], l’incidence serait d’ailleurs plus importante : entre 1/15 000 personnes/an et 1/64 000 personnes/an [1] avec des événements deux à dix fois plus fréquents chez l’homme “master”, donc, selon les définitions, au-delà de 35 à 40 ans.
Étiologies
Depuis plusieurs décennies, les publications scientifiques ont essayé d’affiner les évaluations en distinguant sport de compétition et pratique de loisirs, et aussi en scindant les étiologies par classes d’âge. Si ces éléments sont pertinents et nécessaires pour avancer et prévenir autant que possible la mort subite, ils ont aussi peut-être contribué à simplifier le message alors que l’on ne retrouve pas de substrat dans plus de 20 à 30 % des cas ! La cascade d’événements qui conduit à la mort subite est donc encore mal comprise.
Les nombreuses études autopsiques systématiques dans différents pays ont répertorié les substrats cardiaques éventuellement[...]
Connectez-vous pour consulter l'article dans son intégralité.
Vous êtes abonné(e)
IDENTIFIEZ-VOUS
Pas encore abonné(e)
INSCRIVEZ-VOUS
Inscrivez-vous gratuitement et profitez de tous les sites du groupe Performances Médicales
S'inscrire

