Dossier : ESC 2025

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Des experts de la Société européenne de cardiologie (ESC) et de la Société européenne d’athérosclérose (EAS) ont proposé une actualisation des recommandations pour la prise en charge des dyslipidémies, les précédentes datant de 2019.
Ce texte est très pragmatique en ce sens qu’il fournit de nombreux éléments clairs sur la conduite à tenir : par exemple, le délai entre le début d’un traitement et le premier contrôle du bilan lipidique, les valeurs seuils, de la Lp(a) et de la hs-CRP, une classe III pour les suppléments alimentaires, les vitamines, la levure de riz rouge et les phytostérols en matière de protection cardiovasculaire…
Il comporte cependant quelques zones d’incertitude, comme le poids à accorder à divers marqueurs dans l’évaluation du risque, et quelques zones plus discutables, telles que, notamment, le fait de proposer un dosage de la Lp(a) à tous, au moins une fois, ou le fait d’éventuellement pouvoir proposer des fibrates en cas d’hypertriglycéridémie, même si la classe de recommandation est IIb.

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Si, au terme de quatre essais thérapeutiques contrôlés, nous disposons de plus d’informations sur l’effet clinique potentiel des bêtabloquants au long cours dans les suites d’un infarctus du myocarde (IDM), force est de constater que cette information est d’un niveau de preuve moyen et non pas élevé, du fait du caractère ouvert de ces quatre études, de leurs résultats discordants et d’un résultat parfois conduit principalement par des événements qui ne sont pas des critères durs, ce qui est un biais dans des études conduites en ouvert.
De ce fait, il pourrait tout à fait être concevable qu’un patient sans insuffisance cardiaque et dont la fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) est supérieure à 40 % sorte de l’hôpital sans avoir de traitement bêtabloquant au décours d’un IDM. Comme il pourrait être concevable d’arrêter ce traitement dès qu’il est mal toléré chez ce type de patient au décours d’un IDM.

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L’étude AQUATIC a inclus des patients ayant un syndrome coronaire chronique et un antécédent d’angioplastie coronaire avec stent d’au moins 6 mois à risque athérothrombotique élevé et recevant un anticoagulant.
L’objectif était ici d’évaluer l’impact de l’ajout d’aspirine au traitement anticoagulant sur la survenue d’événements cardiovasculaires, décès et saignements majeurs. Cette étude a montré que l’aspirine associée aux anticoagulants augmentait le risque de saignement et de décès sans réduire le risque ischémique.