Risque cardiovasculaire : les femmes au moins autant concernées que les hommes
Aujourd’hui en France, les pathologies cardiovasculaires sont la seconde cause de mortalité chez les femmes, juste devancées par les cancers. Ces maladies cardiovasculaires sont responsables de 51,4 décès pour 100 000 femmes de 35 à 74 ans [1]. Si l’on compare le profil des femmes qui sont victimes d’un infarctus du myocarde (IDM) à celui des hommes, force est de constater que les femmes présentent plus de facteurs de risques (FdR) et de comorbidités [2]. Jusqu’à 2008, les femmes entraient dans la maladie coronaire cinq à dix ans plus tard que les hommes. Cependant, depuis 2008, Santé publique France reporte une augmentation annuelle de 5 % du nombre de femmes admises pour un IDM avant l’âge de 60 ans [3]. L’étude MONICA France a mis en évidence une diminution de l’âge moyen du syndrome coronaire aigu chez les femmes alors que celui des hommes semble être plus retardé [4].
Comment expliquer cette évolution épidémiologique ? La nette progression des FdR cardiovasculaires peut en partie répondre à cette question. Il peut s’agir de FdR communs aux deux sexes – de plus en plus fréquents chez les femmes, mais associés à un impact plus sévère – ou de FdR spécifiques aux femmes, liés notamment à la vie hormonale.
L’évaluation du risque cardiovasculaire repose depuis longtemps sur des scores prédictifs, tels que celui de Framingham, qui ne prennent en compte qu’un nombre limité de FdR. Ces outils, élaborés à partir de cohortes où les femmes étaient largement sous-représentées, sous- estiment le risque réel d’événement cardiovasculaire chez les femmes, en particulier dans les catégories de risque bas ou intermédiaire [5].
De surcroît, près de 20 % des événements coronaires chez la femme surviennent en l’absence des FdR dits “majeurs” pris en compte par ces scores, comme l’a montré l’analyse des données issues de l’étude de Framingham [6, 7].
Le Score 2 [8], plus récent, estime le risque à dix ans d’un événement cardiovasculaire fatal ou non, en fonction du risque global de la population[...]
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