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Dossier : ESC 2025 Faut-il proposer ou maintenir un bêtabloquant dans la maladie coronaire stable post-infarctus du myocarde ? Apports des études BETAMI-DANBLOCK et REBOOT-CNIC
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Si, au terme de quatre essais thérapeutiques contrôlés, nous disposons de plus d’informations sur l’effet clinique potentiel des bêtabloquants au long cours dans les suites d’un infarctus du myocarde (IDM), force est de constater que cette information est d’un niveau de preuve moyen et non pas élevé, du fait du caractère ouvert de ces quatre études, de leurs résultats discordants et d’un résultat parfois conduit principalement par des événements qui ne sont pas des critères durs, ce qui est un biais dans des études conduites en ouvert.
De ce fait, il pourrait tout à fait être concevable qu’un patient sans insuffisance cardiaque et dont la fraction d’éjection du ventricule gauche (FEVG) est supérieure à 40 % sorte de l’hôpital sans avoir de traitement bêtabloquant au décours d’un IDM. Comme il pourrait être concevable d’arrêter ce traitement dès qu’il est mal toléré chez ce type de patient au décours d’un IDM.

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La cardiomyopathie hypertrophique (CMH) est définie par une augmentation d’épaisseur des parois du ventricule gauche (VG) que des conditions de charge anormales ne suffisent pas à expliquer. La prévalence chez l’adulte est d’environ 1/500 dans la population générale. Cela en fait la plus fréquente des maladies cardiaques héréditaires.
L’évolution de la maladie varie beaucoup suivant les patients et aussi selon les étiologies sous-jacentes. D’où l’enjeu crucial de l’étape du bilan diagnostique, de façon à adapter au mieux la prise en charge.
Cet article a pour objectif de décrire les modalités pratiques du diagnostic au long de ses différentes étapes : diagnostic positif, différentiel, étiologique, dépistage familial. Deux outils incontournables sont plus particulièrement abordés, l’imagerie multimodale et le test génétique, ainsi que leur intégration dans une démarche globale.

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La mort subite à l’effort est un événement rare mais dramatique. Elle demeure encore trop souvent inexpliquée, en particulier chez les sujets jeunes.
Le développement d’outils diagnostiques encore plus performants (intelligence artificielle, génétique) doit permettre la détection de substrats myocardiques à risque rythmique.
Toutefois, de nombreux autres facteurs extracardiaques doivent être recherchés et affinés pour comprendre la physiopathologie de cet accident.

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Les canalopathies sont une cause fréquente de mort subite. Elles sont associées à des mutations dans les gènes codants pour des canaux ioniques cardiaques impliqués dans la propagation de l’influx électrique. Elles se caractérisent par des anomalies électrocardiographiques spontanées ou sensibilisées (épreuve d’effort, test à l’ajmaline…) sur un cœur structurellement sain (écho­cardiographie normale). La réalisation d’un bilan cardiologique chez les apparentés fait partie intégrante de la prise en charge de ces pathologies héréditaires. La réalisation de ce bilan familial et des tests génétiques nécessite une collaboration étroite avec les centres de référence et leurs laboratoires agréés.

Dossier : Des cardiologues au service des cardiologues et de leurs patients L’évolution de la médecine vue par le président du Collège national des cardiologues français
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“La mesure ultime d’un homme n’est pas où il se situe dans les moments de confort
mais où il se situe dans les moments de défi et de controverse”
~ Martin Luther King

Malgré l’essor du numérique et de l’intelligence artificielle (IA) dans la pratique médicale, le rôle d’une société savante restera essentiel pour la formation et l’information des médecins. Président du Collège national des cardiologues français (CNCF), François Diévart nous livre ses réflexions sur le sujet.

Dossier : ESC 2025
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Des experts de la Société européenne de cardiologie (ESC) et de la Société européenne d’athérosclérose (EAS) ont proposé une actualisation des recommandations pour la prise en charge des dyslipidémies, les précédentes datant de 2019.
Ce texte est très pragmatique en ce sens qu’il fournit de nombreux éléments clairs sur la conduite à tenir : par exemple, le délai entre le début d’un traitement et le premier contrôle du bilan lipidique, les valeurs seuils, de la Lp(a) et de la hs-CRP, une classe III pour les suppléments alimentaires, les vitamines, la levure de riz rouge et les phytostérols en matière de protection cardiovasculaire…
Il comporte cependant quelques zones d’incertitude, comme le poids à accorder à divers marqueurs dans l’évaluation du risque, et quelques zones plus discutables, telles que, notamment, le fait de proposer un dosage de la Lp(a) à tous, au moins une fois, ou le fait d’éventuellement pouvoir proposer des fibrates en cas d’hypertriglycéridémie, même si la classe de recommandation est IIb.

Dossier : ESC 2025
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L’étude AQUATIC a inclus des patients ayant un syndrome coronaire chronique et un antécédent d’angioplastie coronaire avec stent d’au moins 6 mois à risque athérothrombotique élevé et recevant un anticoagulant.
L’objectif était ici d’évaluer l’impact de l’ajout d’aspirine au traitement anticoagulant sur la survenue d’événements cardiovasculaires, décès et saignements majeurs. Cette étude a montré que l’aspirine associée aux anticoagulants augmentait le risque de saignement et de décès sans réduire le risque ischémique.

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Le congrès de l’ESC 2025 a confirmé la place croissante de l’intelligence artificielle (IA) en cardiologie, avec des applications allant de l’aide à l’utilisation des recommandations à l’imagerie multimodale, la rythmologie, l’interventionnel, la génétique et la recherche clinique. Plusieurs travaux originaux ont été présentés, comme l’outil ESC Chat pour un accès facilité aux recommandations, les modèles multimodaux combinant ECG et échographie, ou encore le recours à la robotisation et aux jumeaux numériques pour améliorer l’accessibilité et la personnalisation des soins. En électrocardiographie, des approches supervisées et non supervisées permettent désormais d’identifier des signaux subtils prédictifs de fibrillation atriale ou d’insuffisance cardiaque.
L’IA a aussi montré son intérêt en cardiologie interventionnelle pour l’évaluation fonctionnelle ou la caractérisation des plaques, ainsi qu’en génétique de la cardiomyopathie hypertrophique (CMH). Enfin, si ces innovations ouvrent de nouvelles perspectives, elles suscitent également des enjeux majeurs de validation, de biais et d’intégrité scientifique.

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Les sessions scientifiques de 2025 de la Société européenne de cardiologie (ESC) se sont tenues à Madrid, du 29 août au 1er septembre. Elles ont réuni plus de 33 000 participants de 169 nations différentes, qui ont pu assister à plus de 1 100 sessions, dont 10 sessions plénières d’actualité (Hot Line) et 28 sessions de science, d’actualité récente (Late-Breaking Science). Parmi les travaux présentés, 190 ont donné lieu à des publications simultanées.

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Les recommandations ESC/EACTS 2025 traduisent une évolution nette vers une prise en charge plus intégrée et personnalisée des valvulopathies. Le TAVI (Transcatheter Aortic Valve Implantation) s’impose désormais plus tôt, recommandé dès 70 ans et possible même chez les patients asymptomatiques sévères à bas risque, avec une ouverture prudente dans la bicuspidie. Dorénavant, l’évaluation coronarienne repose notamment sur le coroscanner, la coronarographie invasive étant réservée aux patients à haut ou très haut risque. Parallèlement, l’organisation des soins est repensée autour des heart valve centres, où se concentrent haut volume, expertise en imagerie multimodale et décisions collégiales de la heart team.
Une nouveauté importante concerne l’insuffisance mitrale secondaire, distinguée en formes atriale et ventriculaire, reflétant des mécanismes physiopathologiques et des stratégies thérapeutiques différentes. Enfin, la prise en charge anticoagulante est affinée, avec la possibilité de maintenir les AOD après implantation de bioprothèse en cas d’indication préalable et des recommandations précises pour le relais périopératoire.