Auteur Manzo-Silberman S.

Hôpital Cochin, PARIS.

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Les maladies cardiovasculaires sont la seconde cause de mortalité en France chez les femmes. Depuis quinze ans, les infarctus du myocarde (IDM) sont en constante augmentation chez les Françaises de moins de 65 ans, et ils sont de plus mauvais pronostic. De plus en plus exposées aux facteurs de risque modifiables, notamment le tabac et le diabète, avec un impact plus sévère chez elles, les femmes ne sont plus aussi protégées par leurs œstrogènes. Les femmes n’alertent et ne se présentent que plus tardivement que les hommes. Alors qu’elles endurent fréquemment une douleur thoracique, elles rapportent plus souvent un plus grand nombre de symptômes associés pouvant retarder la prise en charge. Les formes sans obstruction coronaire ne sont retrouvées que dans 15 % des cas. Les femmes bénéficient autant de la revascularisation et des médications ayant démontré un bénéfice telles que antiagrégants, statine, inhibiteurs de l’enzyme de conversion (IEC)… Une réadaptation au décours est cruciale afin d’optimiser le pronostic.

Revues générales
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Les pathologies cardiovasculaires sont la seconde cause de mortalité chez les femmes. Le nombre d’infarctus augmente chez les plus jeunes d’entre elles, qui semblent ne plus être protégées.
Les facteurs de risques cardiovasculaires progressent, qu’ils soient communs aux deux sexes ou plus spécifiquement féminins pour des raisons hormonales. D’une part, les facteurs communs aux deux sexes sévissent de plus en plus souvent chez les femmes, sur qui ils exercent un impact bien plus sévère. D’autre part, au long de sa vie, la femme va être potentiellement confrontée à des situations susceptibles d’alourdir la probabilité d’événements cardiovasculaires : contraception, grossesse, ménopause…

On ne pourra infléchir cette évolution épidémiologique sans le soutien d’une volonté politique, susceptible de financer la diffusion des messages de prévention. Les associations jouent aussi un rôle majeur comme moyen de transmission.
Enfin, la détection des situations à risque et l’optimisation de la prise en charge passe par la coordination de l’ensemble des professionnels de santé.

Revues générales
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En France, les Clubs Cœur et Santé de la FFC facilitent la reprise d’une activité physique adaptée après un accident cardiovasculaire dans le cadre d’une réadaptation cardiovasculaire de phase 3. Celle-ci se déroule dans un milieu sécurisé à travers des activités physiques encadrées par des professionnels diplômés. L’activité physique peut également se concevoir dans le cadre de la prévention chez les patients indemnes de cardiopathie.
Les Clubs Cœur et Santé ont également un rôle dans la prévention cardiovasculaire au-delà de leurs seuls adhérents et relaient auprès du grand public les actions organisées par la FFC comme la Semaine du cœur ou les Parcours du cœur.
Une évaluation des Clubs Cœur et Santé va être mise en place prochainement, participant ainsi à l’obtention d’un label qualité indispensable pour leur permettre d’accueillir les patients dans le cadre du décret “sport sur ordonnance”.
Les Clubs Cœur et Santé proposent une activité physique adaptée et pérenne dans un espace de convivialité, créant un lien social et permettant ainsi d’optimiser la santé cardiovasculaire de leurs adhérents.

Revues générales
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En France, la maladie coronaire est responsable de 11,9 décès/100 000 femmes âgées de 35 à 74 ans chaque année. Les femmes présentent les pronostics les plus défavorables, quel que soit leur âge, avec des taux de mortalité précoce hospitalière significativement supérieurs à ceux des hommes. L’analyse selon le genre des études sur le syndrome coronarien aigu (SCA) a mis en évidence chez les femmes une entrée de 5 à 10 ans plus tardive, davantage de facteurs de risque et de comorbidités, principalement en ce qui concerne le diabète, l’hypertension artérielle et le profil lipidique.
L’étude comparative des registres FAST-MI de 1995 à 2010 relève une modification des caractéristiques de ces patientes, avec de plus en plus de femmes jeunes, tabagiques et obèses.
Il est important de sensibiliser la population et l’ensemble des acteurs de soins au risque de SCA chez la femme, même jeune, à ses formes parfois atypiques et à la nécessité d’une prise en charge rapide et agressive.

Repères pratiques
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L’hypersensibilité à l’aspirine est un problème clinique fréquent et potentiellement sérieux chez les patients coronariens. Cependant, l’aspirine constitue une thérapeutique essentielle dans la prise en charge de la pathologie coronarienne dans toutes ses formes, elle constitue la pierre angulaire de la prise en charge des syndromes coronariens aigus [1]. L’aspirine est indispensable en association au clopidogrel lors de l’implantation d’un stent, l’association prolongée revêt une importance vitale dans le cas de stents actifs [2].