Apixaban pour le traitement prolongé de la maladie thromboembolique veineuse provoquée : étude HI-PRO

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La maladie thromboembolique veineuse peut être provoquée quand elle survient après des facteurs de risque transitoires comme la chirurgie, un traumatisme, une immobilisation médicale, un plâtre… Elle peut aussi être associée à un cancer actif. Dans environ 30 % des cas, on ne retrouve pas de facteur favorisant associé à la survenue d’une embolie pulmonaire ou d’une thrombose veineuse profonde. On parle alors de maladie thromboembolique non provoquée. Dans cette dernière situation, de nombreuses études ont montré que le risque de récidive de la maladie thromboembolique veineuse après trois à six mois d’anticoagulation, était de l’ordre de 10 % par an durant les deux premières années suivant l’arrêt des anticoagulants (récidive chez environ un patient sur cinq).

Pour cette raison, plusieurs études, utilisant soit des pleines doses d’anticoagulant oral (antivitamines K ou anticoagulants oraux directs) soit des anticoagulants oraux directs (AOD) à demi-dose (dose préventive), ont démontré une diminution de plus de 80 % du risque de récidive [1]. L’avantage de l’utilisation des doses préventives d’AOD dans la prévention secondaire de la maladie thrombo-embolique idiopathique ou à risque de récidive a été récemment mis en évidence par les résultats de l’étude française RENOVE [2].

En effet, le risque hémorragique (saignements majeurs ou cliniquement significatifs) est diminué de 40 % et celui des saignements majeurs de 60 %, pour une survenue de récidive similaire entre les pleines doses ou les faibles doses d’AOD. À la suite de ces données, la prévention secondaire de la maladie thromboembolique par la prescription d’un traitement anticoagulant au long cours devrait être le plus souvent réalisée par la prescription d’AOD à faible dose. C’est-à-dire le plus souvent en pratique clinique apixaban 2,5 mg deux fois par jour ou rivaroxaban 10 mg une fois par jour.

Chez les patients qui ont une maladie thromboembolique provoquée, et qui n’est pas associée à un cancer ou à une thrombophilie sévère, le risque de récidive est plus bas. Dans cette population, il est habituellement recommandé de traiter l’épisode aigu durant trois mois par une anticoagulation à pleine dose puis d’arrêter le traitement. Néanmoins, il apparaît que le risque de récidive est augmenté chez certains patients avec thrombose provoquée, mais ayant des facteurs favorisants de maladie thrombo­embolique veineuse, comme des maladies inflammatoires auto-immunes, une bronchopneumopathie chronique obstructive ou une obésité.

Les auteurs de l’étude[...]

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À propos de l’auteur

Groupe hospitalier Paris Saint-Joseph, Université Paris Cité, Inserm 1153 – CRESS, PARIS.