Quelle imagerie en première ligne en cas de douleurs thoraciques (troponines négatives) : troponines ultrasensibles et rien d’autre ?

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La prise en charge aux urgences pour une symptomatologie de douleur thoracique aiguë reste très fréquente. Dans tous les cas, le patient doit bénéficier d’un interrogatoire, d’un examen clinique et d’un électrocardiogramme permettant d’orienter le diagnostic. Si l’électrocardiogramme ne présente pas d’anomalies évidentes, un dosage des troponines est prescrit. Puis, en fonction des données cliniques et paracliniques – notamment de l’échographie de repos – et si tous les éléments sont rassurants, le patient pourra bénéficier des examens d’imagerie (test d’ischémie ou imagerie de l’anatomie coronaire) durant cette même hospitalisation.

L’imagerie cardiaque, notamment coronaire, a beaucoup évolué grâce aux progrès technologiques. Il y a encore de nombreux débats pour déterminer quelle imagerie (médecine nucléaire, échographie d’effort ou de stress, IRM cardiaque ou scanner cardiaque) serait la plus performante dans cette indication. Comme d’habitude, la littérature indique que le test doit être adapté au contexte clinique et que sa réalisation doit être maîtrisée par le centre qui le pratique. Cependant, on peut se demander si l’arrivée des troponines ultrasensibles, ou plutôt à haute sensibilité (HS-TN), ne permettrait pas de se passer d’imagerie au cours de l’hospitalisation initiale.

Changement des seuils de détection

Le dosage des HS-TN a été développé pour détecter des concentrations 10 fois plus faibles que les techniques précédentes. Là encore, ce sont les progrès technologiques (diminution du bruit de fond par détection de fluorescence photonique, utilisation de nanoparticules) qui, en augmentant la surface d’interaction entre l’anticorps et l’antigène, ont permis d’accroître la sensibilité d’un facteur 10. Les HS-TN sont ainsi plus précises et plus fiables et c’est justement ce qui faisait défaut au précédent dosage pour respecter la définition de l’infarctus du myocarde (IDM) dont la 4e version vient d’être présentée à l’ESC [1]. Cette définition de l’IDM admet l’utilisation[...]

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À propos de l’auteur

Cardiologie interventionnelle et imagerie cardiaque, UMR Inserm 1039, FACT (French Alliance for Cardiovascular clinical Trials), an F-CRIN network, Service Universitaire de Cardiologie, Pôle thorax et vaisseaux, CHU Grenoble-Alpes, GRENOBLE.

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