De la fibrillation atriale paroxystique à la fibrillation atriale persistante : incidence, facteurs prédictifs et impact clinique de la progression de l’arythmie

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La fibrillation atriale (FA) est une pathologie évolutive. Initialement de courte durée, les épisodes d’arythmie peuvent progresser vers des formes plus prolongées, persistantes et, à long terme, devenir permanents. Ces différentes formes de FA sont actuellement définies par un critère temporel de durée des épisodes. On définit ainsi :

  • la FA paroxystique comme des épisodes durant moins de 7 jours (le plus souvent moins de 24-48 heures) et s’interrompant spontanément ;
  • la FA persistante comme des épisodes prolongés > 7 jours et nécessitant une intervention médicale (cardioversion électrique ou pharmacologique) pour obtenir la restauration du rythme sinusal ;
  • la FA persistante de longue durée si l’épisode dure depuis plus de 1 an ;
  • la FA permanente lorsque l’arythmie est chronicisée, acceptée par le patient et le médecin et qu’une stratégie de contrôle des fréquences est décidée.

Cette transition de formes courtes vers des formes plus prolongées n’est pas systématique, certains patients présentant de la FA paroxystique toute leur vie, d’autres présentant d’emblée des formes persistantes.

Mécanismes à l’origine de la progression de la FA

Les raisons expliquant la progression de la FA sont imparfaitement comprises à ce jour, mais elles reflètent en partie la transformation d’une maladie dépendante du trigger, gâchette représentée par les extrasystoles atriales veineuses pulmonaires à l’origine des paroxysmes de FA, en une maladie dépendante du substrat atrial. Dès 1995, l’équipe de M. Allessie avait développé le concept de “AF begets AF” (la FA engendre la FA) pour décrire le fait que les épisodes de FA, même courts, engendraient un remodelage électrique des oreillettes responsable d’un prolongement des épisodes d’arythmie, créant ainsi un cercle vicieux à l’origine d’épisodes plus soutenus voire permanents de FA [1]. Les auteurs avaient démontré sur un modèle ovin de stimulation atriale que les épisodes de FA s’accompagnaient d’un raccourcissement de la période réfractaire atriale et du cycle[...]

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À propos des auteurs

Service de Cardiologie et Maladies vasculaires, Université de RENNES 1. CHU de RENNES. Inserm, U1099, RENNES.

Service de Cardiologie et Maladies vasculaires, Université de RENNES 1. CHU de RENNES. Inserm, U1099, RENNES.

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