Faut-il adapter la durée de la bithérapie antiagrégante à chaque patient ?

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La bithérapie antiagrégante plaquettaire, associant aspirine et un inhibiteur du récepteur P2Y12, tient une place centrale dans la prise en charge des patients atteints de coronaropathie. Dans le cadre de la maladie stable, une bithérapie antiagrégante n’aura sa place qu’après angioplastie coronaire. L’introduction d’une double antiagrégation plaquettaire a réduit de façon très significative le risque encadrant l’implantation d’un stent nu (25 % de thromboses de stents à 6 mois dans les premières séries sous anticoagulants versus moins de 1 % actuellement) [1]. Une fois ce risque contrôlé, une mono-
antiagrégation plaquettaire reste la règle.

Dans le cadre du syndrome coronaire aigu, il a été démontré depuis plusieurs années que l’association d’un deuxième antiplaquettaire à l’aspirine permettait de réduire le risque d’événements récurrents, et ce durant toute la durée de bi-antiagrégation [1]. Néanmoins, le risque de survenue de saignement est proportionnel à cette durée. La durée de bi-antiagrégation optimale (permettant de contrôler le risque de saignement et d’offrir une prévention optimale de récidive ischémique) reste une problématique centrale dans la prise en charge des patients coronariens.

Recommandations actuelles concernant la durée de bithérapie

1. Guidelines européennes [1]

Les recommandations actuelles sont[...]

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À propos des auteurs

CHU de la Timone, MARSEILLE. Bristol Heart Institute, ROYAUME-UNI.

Service de Cardiologie, CHU Timone, Marseille.

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