Revue de presse : Faut-il avoir recours à une stratégie invasive précoce dans le syndrome coronaire aigu sans sus-décalage du segment ST ?

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Question principale : faut-il avoir recours à une stratégie invasive précoce dans le syndrome coronaire aigu sans sus-décalage du segment ST ?
Question accessoire : faut-il avoir recours à une stratégie invasive précoce uniquement chez certains patients, dans la prises en charge du syndrome coronaire aigu sans sus-décalage du segment ST ?

L’information

Une stratégie invasive précoce n’a pas d’influence sur la mortalité totale par rapport à une stratégie invasive différée chez les patients ayant syndrome coronaire aigu sans sus-décalage du segment ST (NSTEMI).

Toutefois, certains groupes de patients pourraient avoir une réduction de mortalité en ayant recours à une stratégie invasive précoce : les patients avec élévation des enzymes cardiaques, les patients dont le score de risque GRACE est supérieur à 140, les patients âgés de 75 ans et plus et les diabétiques.

C’est la conclusion d’une méta-analyse qui vient d’être publiée dans le Lancet.

Le thème : le pour et le contre

Les recommandations pour la prise en charge des NSTEMI proposent qu’une stratégie invasive précoce (c’est-à-dire la réalisation d’une coronarographie pour juger des indications de revascularisation coronaire) soit appliquée plutôt qu’une stratégie invasive différée dans deux cas :

  • application de la stratégie si possible dès l’arrivée à l’hôpital, au mieux dans les 2 premières heures depuis la prise en charge, en cas de risque élevé de mortalité hospitalière, c’est-à-dire chez les patients en instabilité hémodynamique, chez ceux ayant des troubles du rythme mettant en jeu le pronostic vital ou chez ceux ayant un angor réfractaire ;
  • application de la stratégie dans les 24 heures après le début de la prise en charge chez les patients ayant un score de risque GRACE supérieur à 140.

Si ces notions sont admises et constituent des recommandations, elles reposent cependant sur un faible niveau de preuve. La première recommandation repose sur un avis d’expert sans validation par des essais thérapeutiques contrôlés, la seconde sur une analyse complémentaire d’un sous-groupe[...]

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À propos de l’auteur

Clinique Villette, Dunkerque.

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