Cardioversion pharmacologique de la fibrillation atriale

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La fibrillation atriale (FA) est l’arythmie la plus souvent rencontrée en pratique cardiologique et l’indication d’une cardioversion peut se poser devant une FA dans différentes situations cliniques et avec diverses approches thérapeutiques. Nous allons détailler ces différentes situations et approches qui vont toutes conduire à la même résultante, en dehors de cas très particuliers de FA aiguës, c’est-à-dire à la nécessité d’un traitement antiarythmique d’entretien.

Cette stratégie de contrôle du rythme cardiaque, destinée à préserver le plus longtemps possible un rythme sinusal, doit donc se faire, en anticipant le traitement après cardioversion, en fonction des paramètres habituels que sont l’âge, l’histoire rythmologique et médicale du patient, la présence d’une cardiopathie et le traitement médical passé et actuel. Il faut par ailleurs garder à l’esprit qu’une telle stratégie n’a jamais démontré de bénéfice en termes de réduction de la mortalité globale comparée à une stratégie de contrôle de la fréquence cardiaque, avec les antiarythmiques actuels.

L’évaluation des méthodes de cardioversion médicamenteuse de la FA est délicate car les études publiées comportent des effectifs de patients réduits, avec des critères d’inclusion variés, des posologies arbitraires d’antiarythmiques et des critères d’évaluation variables de l’effet thérapeutique.

Dans cet article, il ne sera question que de la cardioversion pharmacologique, la cardioversion électrique et l’anticoagulation lors de la cardioversion étant traitées par ailleurs.

Situations cliniques pouvant conduire à une cardioversion

En dehors des situations d’urgence, la prise en charge d’un patient présentant une FA doit comporter obligatoirement une évaluation du risque[...]

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À propos de l’auteur

Service de Cardiologie et Centre de Référence des Maladies Cardiaques Héréditaires, Hôpital Lariboisière, PARIS.

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