Chirurgie bariatrique de l’adolescent : quels sont les bons candidats et quelle est la bonne technique ?

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L’augmentation de la fréquence des formes extrêmes d’obésité chez l’adolescent pose la question de la prise en charge chirurgicale de ces patients en raison du risque de comorbidités à court terme (syndrome d’apnées du sommeil, hypertension artérielle, diabète de type 2, etc.). En effet, à ce jour, l’efficacité des prises en charge classiques reste décevante de même que celle des traitements médicamenteux [1]. La chirurgie bariatrique étant devenue un traitement de référence chez l’adulte obèse [2], la question d’une telle prise en charge se pose maintenant en pédiatrie.

Indications et contre-indications de la chirurgie bariatrique chez l’adolescent obèse

La chirurgie bariatrique est actuellement envisageable chez l’adolescent en situation d’obésité extrême. S’il n’existe pas encore de recommandations nationales ou européennes, des recommandations américaines ont été récemment publiées [3]. Ainsi, pour être un candidat potentiel à ce type de traitement, il faut avoir un indice de masse corporelle (IMC) supérieur à 40 kg/m² avec au moins une comorbidité associée (syndrome d’apnées du sommeil modéré, hypertension artérielle, insulinorésistance, intolérance au glucose, dyslipidémie, altération de la qualité de vie) ou avoir un IMC supérieur à 35 kg/m² et une ou plusieurs comorbidités potentiellement sévères (diabète, syndrome d’apnées du sommeil sévère, pseudotumor cerebri, stéatose hépatique sévère) [3] (tableaux I et II).

Sont exclus de ces indications les adolescents ayant un développement pubertaire inachevé, une taille inférieure à 95 % de la taille attendue à l’âge adulte, ainsi que ceux incapables d’appréhender les risques liés à l’acte opératoire ou dont la compliance postopératoire au plan médical (suppléments nutritionnels), diététique et familial risque d’être insuffisante, et enfin ceux présentant des troubles psychiatriques (dépression, anxiété, compulsions alimentaires) en dehors des périodes de traitement [3].

Si les indications sont clairement établies, l’effet potentiellement délétère des montages chirurgicaux sur la croissance en raison des carences nutritionnelles induites rend ce type de traitement plus périlleux chez l’adolescent. De plus, l’impact psychologique d’une telle[...]

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