Comment et quand réaliser le bilan d’atteinte des organes cibles chez l’hypertendu ?

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La réponse est apportée par la lecture des recommandations européennes 2007 concernant le diagnostic et le traitement de l’hypertension artérielle (2007 Guidelines for the Management of Arterial Hypertension) publiées conjointement dans Journal of Hypertension [1] et European Heart Journal. L’élaboration de ce texte de référence a fait collaborer deux Sociétés savantes, la Société Européenne d’Hypertension (ESH) et la Société Européenne de Cardiologie (ESC), et a réuni 16 experts pour son écriture et de nombreux experts pour son analyse critique. Il paraît donc légitime d’en donner ici de larges extraits. Le texte intégral [2] de ces recommandations, traduites par Société Française d’Hypertension Artérielle1 est disponible sur le site www.sfhta.net.

“Les signes d’une atteinte des organes cibles doivent être recherchés avec un soin particulier, car il s’agit d’un stade intermédiaire dans le continuum de la maladie cardiovasculaire et d’un déterminant majeur du risque global (fig.1). Il faut souligner qu’il existe maintenant des preuves très solides de ce rôle crucial d’une atteinte infraclinique des organes cibles dans la détermination du risque chez les sujets hypertendus ou non :

>>> Nombre d’études ont clairement montré que la microalbuminurie est associée à une incidence accrue de maladies cardiovasculaires, que les sujets soient ou non diabétiques. Un risque augmenté a même été bien documenté pour des valeurs de protéines urinaires plus basses encore que celles définissant la microalbuminurie.

>>> La valeur pronostique péjorative d’une HVG a été confirmée, de même que celle de l’épaisseur intima/média et la prévalence de ces anomalies apparaît bien plus élevée chez l’hypertendu tout-venant que ne le laisseraient prévoir les seules investigations de routine. En l’absence d’échographie cardiaque et carotidienne, jusqu’à 50% des hypertendus seraient classés à tort comme à risque faible ou modéré, tandis que la présence d’une atteinte cardiaque ou vasculaire les classe dans le groupe à plus haut risque.

>>> L’analyse rétrospective de certains essais prospectifs a montré que la réduction sous traitement de la protéinurie ou de l’HVG est associée à une diminution de l’incidence d’événements cardiovasculaires. Ces données indiquent que la mesure de ces paramètres doit être recommandée non seulement pour quantifier initialement le risque, mais aussi sous traitement,[...]

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À propos de l’auteur

Service de Pharmacologie et INSERM U 970, Hôpital Européen Georges Pompidou, Paris.

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