Les lymphœdèmes secondaires des membres inférieurs et supérieurs sont les plus fréquents dans les pays occidentaux. Ils sont causés par le traitement chirurgical et radiothérapique des cancers. Ils sont encore insuffisamment diagnostiqués au stade initial, mal pris en charge et évoluent vers des stades ultimes entraînant complications, handicap et altération de la qualité de vie. Le traitement est dispensé par un réseau de thérapeutes spécialisés dont le kinésithérapeute est l’acteur principal. Il comporte du drainage lymphatique manuel (DLM), suivi de bandages réducteurs au début, qui sont remplacés ensuite par une orthèse de compression. Il est complété par l’apprentissage d’autobandages, d’autodrainages et de mesures d’hygiène de vie afin d’éviter les complications infectieuses et les sources d’aggravation de la maladie et de rendre le patient le plus autonome possible.
Prise en charge et physiothérapie du lymphœdème des membres
par M. Chardon Bras le 18 mai 2012 dans Cancerologie, Gynécologie, Passerelles, Vasculaire
Conduite à tenir chez une femme en début de ménopause présentant une ostéopénie
par M. Laroche le 23 mars 2012 dans Gynécologie, Passerelles, Repères pratiques
Définition de l’ostéopénie
L’ostéopénie se définit à partir de l’ostéodensitométrie et du T-score que cet examen permet d’établir. Le T-score, exprimé en déviations standard, consiste à comparer la densité minérale osseuse de votre malade à celle d’une jeune femme où la masse osseuse est maximum. Ceci au rachis, au col du fémur et à la hanche totale. On tient compte du site où la densité minérale osseuse (DMO) est la plus basse. La DMO est considérée comme normale lorsque le T-score est supérieur à -1, la malade est ostéopénique lorsque le T-score est compris entre -1 et -2,5 et ostéoporotique lorsque le T-score est inférieur à -2,5 [1].
Les traitements non estrogéniques des symptômes de la ménopause : quels risques ?
par N. Chabbert Buffet le 22 mars 2012 dans Gynécologie, Passerelles, Revues générales
La prise en charge non hormonale des symptômes du climatère comporte des mesures d’hygiène de vie, des traitements prescrits hors AMM et des mesures non médicamenteuses.
Les traitements prescrits hors AMM comportent essentiellement des inhibiteurs de la recapture de la sérotonine/noradrénaline et la gabapentine. Leur efficacité reste inférieure (50 à 60 % de réduction des bouffées de chaleur) à celle des estrogènes.
La tolérance peut être médiocre en début de traitement, les effets secondaires graves sont exceptionnels. Les interactions médicamenteuses, notamment avec le tamoxifène, doivent être soigneusement évaluées. Les autres techniques de prise en charge restent insuffisamment explorées. Les phyto-estrogènes n’ont pas d’efficacité démontrée et sont contre-indiqués en cas de cancer hormonodépendant. La prise en charge non hormonale des bouffées de chaleur trouve tout son intérêt en cas de contre-indication aux estrogènes. Dans les autres cas, une information précise de la patiente est nécessaire.
Médicaments et grossesse
par E. Arnaud le 21 mars 2012 dans Gynécologie, Passerelles, Revues générales
La grossesse est une période pendant laquelle une femme peut avoir besoin d’un traitement médicamenteux, que ce soit pour une affection aiguë ou chronique. D’une manière générale, la prescription chez une femme enceinte doit être limitée, et le traitement prescrit uniquement s’il s’avère nécessaire après évaluation du rapport bénéfice/risque. Tous les médicaments bénéficient d’une évaluation spécifique avant toute mise sur le marché, ce qui doit guider notre conduite de praticien. En revanche, en cas de pronostic vital pour la mère, cette dernière est prioritaire et doit donc bénéficier du traitement adéquat même si ce dernier peut avoir des effets tératogènes ou fœtotoxiques.
Les contraceptions “difficiles” du post-partum
par G. Robin le 17 février 2012 dans Contraception, Gynécologie, Passerelles, Revues générales, Therapeutique
La contraception du post-partum est une question importante et délicate, très empreinte d’idées reçues. Dans le cadre d’une grossesse normale, avec un accouchement eutocique et sans pathologies “spécifiques” du post-partum, le choix et l’initiation des différentes méthodes contraceptives se fait en tenant compte des modifications physiologiques survenant au cours de cette période. En revanche, la survenue de certaines pathologies gravidiques ou du post-partum va venir “compliquer” ce choix pour le prescripteur, mais aussi parfois pour les patientes concernées…
Bénéfices et risques du traitement hormonal substitutif de la ménopause
par A.G. Pourcelot le 16 février 2012 dans Gynécologie, Ménopause, Passerelles, Revues générales, Therapeutique
Les modalités de prescription du traitement hormonal substitutif (THS) ont été grandement modifiées depuis le début des années 2000, après la parution de plusieurs études américaines et anglo-saxonnes ayant mis en évidence un surrisque de cancer du sein, d’accidents coronariens, vasculaires cérébraux et thrombo-emboliques.
Même si certains aspects de ces études sont critiquables, les autorités de santé françaises ont à la suite de celles-ci restreint les indications du THS : celui-ci est désormais réservé aux troubles du climatère ainsi qu’en prévention de l’ostéoporose post-ménopausique chez des femmes présentant des troubles climatériques.
Plusieurs études françaises ont affiné ces notions de surrisque en précisant les effets du THS en fonction des molécules utilisées, de leur voie d’administration ainsi que de leur posologie.
Ménopause et THS : quoi de neuf ?
par A. Tamborini le 8 juin 2011 dans Gynécologie
Cette année, nous avons sélectionné une dizaine d’études et/ou d’articles récents et pouvant avoir une incidence pour le praticien. Ces articles récents sont signalés par [ACTUALITÉ] et, à chaque fois, nous les avons replacés dans leur contexte en rappelant les résultats d’études antérieures.
Nutrition et ménopause : prévention cardiovasculaire, osseuse et cognitive
par J.M. Lecerf le 31 janvier 2010 dans Gynécologie, Passerelles
La ménopause est une période de transition qui concerne un nombre croissant de femmes. Elle est caractérisée par des modifications physiologiques et psychologiques susceptibles d’accroître le risque cardiovasculaire, le risque d’ostéoporose et le risque de déclin cognitif. Sont abordés successivement les facteurs nutritionnels et les recommandations alimentaires permettant de réduire le risque de survenue de ces pathologies. Une prévention nutritionnelle est donc possible même si elle n’est pas une “garantie”. Les conseils alimentaires sont simples et accessibles, mais leur effet est renforcé par une activité physique régulière.
Quelle contraception après phlébite ?
par C. Quereux le 31 octobre 2009 dans Gynécologie, Passerelles
Après une phlébite profonde, une prescription de pilule estroprogestative ne manquerait pas d’augmenter les risques de récidive et d’impliquer de possibles conséquences médico-légales. Le risque persiste avec tous les estroprogestatifs (EP) quelles qu’en soient la voie d’administration, la dose, et cela reste vrai même avec la nouvelle génération de pilule contenant un estrogène naturel. Il n’existe pas de preuve épidémiologique d’une augmentation du risque de thromboembolie veineuse (TEV) lors de l’utilisation par progestatifs seuls en continu à faible dose, ils sont donc autorisés après phlébite. Dans une situation où l’on a une légitime défiance vis-à-vis des hormones en général, le stérilet est une réponse de choix. Le problème des autres méthodes est le risque de leur inefficacité, supérieure aux méthodes sus-citées, or une grossesse serait bien mal venue dans ces circonstances. La stérilisation peut être un choix intéressant chez les patientes moins jeunes et ayant renoncé à toute fécondité, en particulier avec le système ESSURE.
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