Les progrès concernant la thrombose coronaire ont été tout simplement spectaculaires au cours des 20 dernières années. Ils ont concerné tous ses aspects, allant de la connaissance fondamentale en passant par les biomatériaux, les biomarqueurs, les traitements pharmacologiques et l’organisation des essais thérapeutiques jusqu’à la prise en charge pratique. C’est très probablement le domaine le plus actif de la recherche en cardiologie de ces deux décennies.
La thrombose coronaire
par J.P. Collet le 30 septembre 2010 dans Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques, Insuffisance coronaire
Prise en charge des dyslipidémies : le sacre des statines
par F. Dievart le 30 septembre 2010 dans Diabète et Métabolisme, Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques
Au terme de 20 ans d’essais cliniques importants, les statines sont devenues une classe thérapeutique majeure de la prévention du risque cardiovasculaire. Leur utilisation doit être de première intention dès que le niveau de risque cardiovasculaire le justifie, et certaines indications donnant droit à remboursement sont en faveur d’une utilisation indépendante de la valeur des paramètres lipidiques au-delà d’un certain niveau de risque.
Rythmologie
par J.Y. Le Heuzey le 30 septembre 2010 dans Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques, Rythmologie
Les 20 ans qui viennent de se dérouler ont tout changé dans la rythmologie ! En effet, il y a 20 ans, nous disposions des résultats de l’étude CAST [1], qui avait indiscutablement constitué un réel tremblement de terre, non seulement dans le milieu de la rythmologie mais également chez les cardiologues, voire même chez les pharmacologues cliniciens.
Depuis 20 ans, tout a changé, la rythmologie n’a plus le même visage. Elle était il y a 25 à 30 ans un domaine hyperspécialisé, l’apanage de quelques individus considérés par le reste des cardiologues comme quelque peu… ésotériques. La sous- (ou plutôt sur- !) spécialité était alors naissante. Aujourd’hui, la rythmologie est installée au cœur de la cardiologie, avec la prise en charge de pathologies aussi répandues que la fibrillation atriale ou l’insuffisance cardiaque.
20 ans de recherche clinique en hypertension artérielle
par F. Dievart le 30 septembre 2010 dans Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques, Hypertension artérielle
En 2010 comme en 1990, il est nécessaire de mesurer régulièrement la pression artérielle de toute personne qui consulte. Il est toujours utile et bénéfique de lui proposer des conseils hygiéno-diététiques pour maintenir spontanément une pression artérielle aussi basse que possible mais supérieure à 115/75 mmHg et de lui proposer un traitement pharmacologique si, malgré ces mesures, sa pression artérielle est en moyenne le plus souvent supérieure à 140/90 mmHg afin de l’abaisser en dessous de ces valeurs.
Insuffisance cardiaque
par D. Logeart le 30 septembre 2010 dans Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques, Insuffisance cardiaque
La prise en charge de l’insuffisance cardiaque (IC) a bénéficié de progrès considérables au cours des 20 dernières années, progrès qui se sont appuyés sur l’évolution de la compréhension de la physiopathologie de cette maladie. Cette prise en charge suscite beaucoup d’investigations en raison de la fréquence de l’IC (1-2 % de la population), de sa mortalité élevée et d’une qualité de vie souvent médiocre avec de fréquentes hospitalisations. L’évolution des concepts et traitements motive des réactualisations de plus en plus fréquentes des textes de recommandations [1-3].
Diabète de type 2 : quelles certitudes ? La diminution de la glycémie
par F. Dievart le 30 septembre 2010 dans Diabète et Métabolisme, Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques
Au début des années 1990, il ne faisait pas de doute que la diminution de la glycémie en utilisant des antidiabétiques oraux, et la prise en charge des dyslipidémies en utilisant des fibrates étaient bénéfiques chez les diabétiques de type 2, notamment pour réduire leur risque cardiovasculaire. Plus avant dans la décennie, l’aspirine a été promue pour diminuer le risque cardiovasculaire des diabétiques de type 2, puis il en a été de même pour la diminution de la pression artérielle en dessous de 130/80 mmHg, et de même pour l’utilisation de vitamine E, afin de lutter contre l’oxydation des LDL petites et denses qui contribuent à majorer le risque cardiovasculaire des diabétiques de type 2. En 2010, plus aucune de ces théories ne constitue un support valide permettant de garantir un bénéfice clinique dans la prise en charge du diabète de type 2.
Diabète de type 2 : quelles certitudes ? Les stratégies non ciblées sur la glycémie
par F. Dievart le 30 septembre 2010 dans Diabète et Métabolisme, Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques
Plusieurs stratégies complémentaires à l’abaissement de la glycémie ont été promues afin de diminuer le risque cardiovasculaire associé au diabète. Peu se sont avérées bénéfiques. Cet article est consacré au report des données d’évaluation des fibrates, de la vitamine E, de l’aspirine en prévention primaire et de la baisse de la pression artérielle en dessous de 130/80 mmHg.
La revascularisation coronaire interventionnelle
par M.C. Morice le 30 septembre 2010 dans Cardiologie interventionnelle, Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques, Insuffisance coronaire
Les endoprothèses coronaires, en permettant de prévenir le retour élastique et le remodelage vasculaire, ouvrirent de plus larges perspectives au traitement percutané de la maladie coronarienne. Malgré un traitement pharmacologique initial comportant des anticoagulants, les taux de thrombose de stent étaient élevés (8%). Un progrès majeur fut réalisé avec la découverte de l’efficacité de l’association ticlopidine-aspirine [9] faisant considérablement chuter ce taux (environ 1%), puis la ticlopidine fut remplacé avantageusement par le clopidogrel qui ne nécessitait pas de surveillance hématologique.
Imagerie non invasive par IRM et scanner
par J. Garot le 30 septembre 2010 dans Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques, Imagerie
Les techniques d’imagerie cardiaque par résonance magnétique et scanner ont connu un essor considérable au cours des deux dernières décennies. Les progrès technologiques rapides se sont succédés grâce à l’implication des médecins utilisateurs et à la réponse rapide et efficace des constructeurs, si bien qu’aujourd’hui ces techniques sont utilisées en routine pour l’évaluation de nombreuses pathologies cardiovasculaires avec un impact diagnostique et pronostique.
Futur de l’écho-cardiographie
par G. Derumeaux le 30 septembre 2010 dans Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques, Imagerie
Après 50 ans d’existence, l’échocardiographie est devenue un outil incontournable de la cardiologie en jouant un rôle diagnostique et pronostique central. De plus, les paramètres mesurés par l’échocardiographie comme la fraction d’éjection ventriculaire gauche, les dimensions cavitaires et les pressions de remplissage ventriculaire gauche font partie intégrante des recommandations dans la prise en charge de l’insuffisance cardiaque, des valvulopathies et des pathologies rythmiques. Le fait que cette technique soit non invasive, largement répandue et facilement accessible à un coût peu élevé renforce le rôle important de l’échographie dans la prise de décision clinique en cardiologie. L’échocardiographie continue à évoluer en bénéficiant des développements considérables dans le domaine informatique qui ont permis une révolution dans le domaine de l’acquisition des images et de leur quantification et qui ont conduit à la miniaturisation des machines allant jusqu’aux échographes “ultraportables”.
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