L’IRM de stress est une technique arrivée à maturité. Deux modalités de stress sont disponibles (imagerie de perfusion sous agent vasodilatateur avec injection de gadolinium ; ciné-IRM sous dobutamine). Ces techniques ont une très bonne valeur diagnostique par comparaison aux techniques existantes.
L’IRM de perfusion a une valeur diagnostique supérieure à celle de la scintigraphie chez les patients pluritronculaires. L’IRM de stress permet de préciser la localisation et l’étendue de l’ischémie myocardique, éléments déterminants pour porter l’indication d’une revascularisation.
L’IRM apporte de nombreuses informations complémentaires (morphologie, fonction, viabilité) en un seul examen de 30-40 mn, non irradiant, et pour un coût modeste. Elle comporte une excellente valeur pronostique et peut être réalisée dans des conditions de sécurité équivalentes à celles des autres techniques.
Les indications sont réservées en priorité aux patients symptomatiques à risque intermédiaire ou élevé qui ne peuvent fournir un effort maximal ou pour lesquels le test d’effort n’est pas contributif.
Evaluation de l’ischémie myocardique : quelles sont les bonnes indications de l’IRM de stress ?
par J. Garot le 3 février 2012 dans Dossier : Evaluation de l’ischémie myocardique, Imagerie, Insuffisance coronaire
Imagerie par IRM et scanner : quoi de neuf ?
par J. Garot le 14 juin 2011 dans Imagerie, L’Année cardiologique 2011
L’année 2010 a été marquée par la publication de deux consensus d’experts tentant de définir les indications appropriées de l’IRM et du scanner cardiaques. Nous en donnerons dans les lignes qui suivent une synthèse.
Les critères diagnostiques de la dysplasie ventriculaire droite arythmogène ont été revisités en 2010 à la lumière des progrès réalisés, notamment en imagerie.
Deux autres domaines ont connu des avancées intéressantes : la comparaison des données de l’IRM de stress avec la FFR et l’établissement du pronostic au cours de la cardiomyopathie hypertrophique grâce à l’IRM.
Les avancées sur le scanner concernent l’imagerie avant et après implantation de prothèse aortique par voie percutanée ou transapicale, et la confirmation de la mise en évidence de la valeur pronostique du scanner.
Imagerie non invasive par IRM et scanner
par J. Garot le 30 septembre 2010 dans Dossier : 20 ans de Réalités Cardiologiques, Imagerie
Les techniques d’imagerie cardiaque par résonance magnétique et scanner ont connu un essor considérable au cours des deux dernières décennies. Les progrès technologiques rapides se sont succédés grâce à l’implication des médecins utilisateurs et à la réponse rapide et efficace des constructeurs, si bien qu’aujourd’hui ces techniques sont utilisées en routine pour l’évaluation de nombreuses pathologies cardiovasculaires avec un impact diagnostique et pronostique.
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